Les adolescents canadiens ne bénéficieront pas des mesures antidépendance de Meta

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Les mesures promises par Meta pour limiter la dépendance des jeunes à ses réseaux sociaux ne seront pas mises en œuvre au Canada.
Meta s'est entendu mercredi avec une quarantaine d'États américains pour mettre fin à leurs poursuites judiciaires, acceptant de payer jusqu'à 16,7 milliards de dollars américains, en plus de brider ses applications pour les adolescents.
La maison mère de Facebook et Instagram :
- limitera l’accès des utilisateurs de moins de 18 ans à deux heures par jour et rien la nuit;
- supprimera les notifications durant les heures de cours en semaine;
- et renforcera les mesures de vérification de l'âge, entre autres changements.
Ces contraintes imposées à Meta ne s'appliqueront toutefois qu'aux adolescents des États signataires et l'accord précise qu'il ne crée aucun précédent ailleurs, ni dans aucune juridiction internationale
.
Un porte-parole de Meta a confirmé à La Presse canadienne que les modifications apportées aux plateformes Facebook et Instagram, annoncées aujourd'hui, concernent uniquement les États-Unis.
Le projet d'accord doit encore être validé par une juge fédérale d'Oakland, en Californie. Par ailleurs, il ne constitue pas une reconnaissance de responsabilité et Meta conteste toujours les accusations.
Et les autres réseaux?
Ces conditions pourraient se durcir à une heure par jour et un blocage de 22 h à 7 h, si Snapchat, TikTok et YouTube se soumettent aux mêmes règles.
Au Canada, le gouvernement fédéral a déposé en juin un nouveau projet de loi sur la sécurité numérique qui obligerait les plateformes de réseaux sociaux à bloquer l'accès aux jeunes de moins de 16 ans.
Les entreprises de médias sociaux pourront toutefois demander une exemption de la restriction d’âge s'ils mettent en place des mesures de sécurité jugées suffisantes pour les enfants.
Ces mesures précises seront déterminées par la Commission canadienne de la sécurité numérique, une nouvelle entité réglementaire indépendante, dont le projet de loi prévoit la création.
Ottawa estime que ladite commission serait sur pied dans les 18 mois suivant la ratification de la nouvelle loi, qui devrait être adoptée, au plus tôt, l’automne prochain.
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Avec les informations de La Presse canadienne et Agence France-Presse
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