Arrivée aux États-Unis de deux pandas géants envoyés par la Chine
Deux pandas géants envoyés par la Chine sont arrivés aux États-Unis dimanche, ont annoncé Pékin et le zoo d’Atlanta, après un sommet au plus haut niveau à Washington, riche en symboles mais pauvre en avancées majeures.
Le transfert des deux ursidés, objet d’un accord en 2025, avait été annoncé jeudi par le président chinois Xi Jinping lors de sa visite à Washington pour un sommet avec son homologue américain Donald Trump.
Ces animaux sont extrêmement populaires à travers le monde et la Chine les utilise comme un atout diplomatique pour soigner ses liens avec d’autres pays en les prêtant.
Ping Ping, un mâle, et Fu Shuang, une femelle, sont partis de l’aéroport international Chengdu-Shuangliu (sud) à 03 h 00 locales, et après un vol de 16 heures ont atterri à Atlanta, en Géorgie, peu avant 7 h 00 heure locale (11 h 00 GMT dimanche), a indiqué l’agence Chine nouvelle.
Le Boeing 777 exploité par FedEx a été l’avion le plus suivi sur la plateforme d’information aéronautique FlightRadar24 lorsqu’il s’est approché de l’Alaska, à peu près à mi-parcours de son trajet.
Ils passeront les dix prochaines années dans un zoo à Atlanta (sud).
« C’est un jour exaltant pour le Zoo d’Atlanta et un moment historique pour la ville d’Atlanta, l’État de Géorgie et bien au-delà », a déclaré Raymond King, président du zoo, dans un communiqué.
Une cérémonie d’au revoir a été organisée pour eux avant leur départ par la Base de recherche sur l’élevage des pandas géants de Chengdu.
Des soigneurs expérimentés ont été dépêchés par la partie américaine pour accompagner le duo pendant son vol, a rapporté le Global Times.
Approvisionnement en bambou local
En prévision de leur arrivée, le zoo d’Atlanta a rénové ses installations pour pandas et constitué une équipe de soigneurs animaliers.
Il a également garanti un approvisionnement stable et de long terme en bambou, cultivé localement à Atlanta, dont le climat est très similaire à celui de Chengdu.
Le zoo d’Atlanta a déjà accueilli des pandas prêtés par la Chine pendant un quart de siècle à partir de 1999, mais il n’en héberge plus depuis 2024.
Les deux arrivants attendus sont nés en 2020. Ping Ping a désormais six ans, tandis que Fu Shuang aura six ans le mois prochain. Les pandas en captivité vivent généralement une trentaine d’années.
Pékin envoie ces créatures à la douce fourrure aux quatre coins du globe depuis des décennies, comme des ambassadeurs de son « soft power » et de sa bonne volonté diplomatique.
Dès 1972 par exemple, la Chine avait offert un couple de pandas à Washington, à la suite de la visite historique du président américain Richard Nixon dans la nation communiste.
Mais si les prêts de pandas servent à illustrer de bonnes relations diplomatiques, les ursidés peuvent aussi être rappelés pour signifier du mécontentement.
Pékin a notamment rapatrié deux de ces animaux du Japon cette année, après des propos de la Première ministre japonaise suggérant que Tokyo pourrait intervenir militairement en cas d’attaque chinoise sur Taïwan, dont Pékin revendique la souveraineté.
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