Résidus de pesticides hors norme | Driscoll’s visée par une demande d’action collective au Québec

L’entreprise américaine Driscoll’s, accusée par un ancien employé d’avoir exporté au Canada des millions de barquettes de petits fruits dépassant les limites autorisées de pesticides, est visée par une demande d’action collective au Québec.
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La demande pour autorisation d’exercer une action collective a été présentée à la Cour supérieure du Québec par le cabinet d’avocats Trudel Johnston & Lespérance. Elle vise l’entreprise américaine Driscoll’s, établie en Californie, et sa division canadienne, basée à Vancouver. Sybille Gauthier, une résidante de Sainte-Anne-des-Lacs, demande à pouvoir représenter tous ceux qui ont acheté des baies de la marque Driscoll’s depuis le 1er janvier 2022.
Selon la requête, Mme Gauthier a acheté un minimum de douze barquettes de baies Driscoll’s par année depuis cette date. Elle affirme s’être toujours doutée que des pesticides étaient utilisés dans la culture de ces petits fruits. Or, elle s’est toujours attendue à ce qu’elles contiennent des résidus de pesticides à des taux conformes aux normes applicables. Elle estime que les consommateurs qui ont acheté ces fruits pendant cette période ont subi un préjudice et doivent être indemnisés.
L’action collective repose sur la Loi sur la protection du consommateur. Selon Sybille Gauthier, Driscoll’s y aurait contrevenu par ses « représentations trompeuses » et par l’omission de présenter un fait important.
Le 24 juin dernier, David Harada, ancien responsable de la sécurité alimentaire et de la conformité réglementaire pour les États-Unis et le Canada chez Driscoll’s, a déposé une poursuite en Californie contre son ancien employeur. Il y affirme que l’entreprise a supprimé des règles dans son système de suivi de suivi de la sécurité et de la conformité, ce qui a permis l’expédition vers le Canada de 3,37 millions de petits fruits dépassant les limites maximales de résidus (LMR) permises par Santé Canada. Selon ses estimations, cela correspondrait à environ 50 % des petits fruits exportés par Driscoll’s au Canada.
Driscoll’s rejette les allégations de M. Harada. Plus tôt cette semaine, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a confirmé à La Presse que des concentrations supérieures aux normes canadiennes ont été détectées pour le bifenthrine (insecticide), l’iprodione (fongicide) et le captane (fongicide), mais n’a pas précisé l’ampleur du dépassement ni le nombre d’échantillons touchés.
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