Policier tué à Jette : Philippe Close réclame des actes face à une "urgence nationale"

Interrogé également sur les incidents qui ont émaillé la manifestation syndicale de vendredi dernier à Bruxelles, Philippe Close défend l’action de la police tout en rappelant le caractère fondamental du droit de manifester. Il condamne fermement les dégradations et les violences qui ont, selon lui, éclipsé les revendications sociales.
Sur les accusations d’usage disproportionné de la force par certains policiers, notamment à l’encontre de jeunes manifestants et d’une députée, il rappelle l’existence de mécanismes de contrôle et d’enquêtes, sans se prononcer précisément sur les faits dénoncés. Il refuse par ailleurs de reprendre à son compte la notion de violences policières structurelles, malgré les divergences exprimées au sein même du Parti socialiste.
" Il faut qu’on réapprenne à s’engueuler sereinement ", plaide-t-il, défendant une conception de sa fonction qui doit concilier liberté d’expression et maintien de l’ordre : " Je dois être le bourgmestre pour tous. "
Enfin, concernant la fusion des zones de police bruxelloises prévue en 2028, Philippe Close rappelle ses réticences initiales et insiste sur une condition essentielle, que les engagements fédéraux de refinancement soient tenus, sans perte d’effectifs sur le terrain.
Son dernier message s’adresse aux policiers : " Je dois leur dire merci d'abord, parce que je pense que personne ne devrait aller au travail et se dire que peut-être qu'il ne rentrera pas le soir. Ce sont des services publics incroyables qui font un boulot 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, qui n'ont pas peur de protéger nos citoyens. "
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