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Wednesday, September 9, 2026

Voici les premières images des huit louveteaux de la forêt d’Anlier

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Huit louveteaux en train de jouer en attendant leurs parents, sûrement partis chasser. Ce sont les premières images des jeunes loups nés cette année en forêt d’Anlier. Elles ont été capturées par un piège photographique posé puis relevé par Guillaume De Decker, chargé de mission environnement au Parc naturel Haute-Sûre Forêt d’Anlier.

Ils jouaient entre eux comme des chiots en attendant leurs parents partis chasser.

Cette pose de caméra, il l'effectuait en appui technique pour le DNF, le Département Nature et Forêt de la Région Wallonne. Particularité de ces images, elles ont été prises après l’aube et donc avec une belle luminosité, ce qui permet d’avoir de belles images en couleurs. Souvent, les pièges photographiques prennent des images de loups la nuit et donc les couleurs et le rendu sont dégradés. Guillaume a relevé le piège la semaine passée. "La meute est restée quelques minutes devant la caméra. J’ai pu voir qu’il y avait huit louveteaux, déjà assez grands. Ils jouaient entre eux comme des chiots en attendant leurs parents partis chasser. C’étaient des images assez sympas à voir".

Depuis que le loup s’est réinstallé en forêt d’Anlier, de nombreuses caméras ont été posées pour suivre l’évolution de la meute. Avec un couple installé, la reproduction était attendue. "On s’en doutait, on a longtemps cherché, on a fini par avoir une preuve la semaine passée", ajoute Patrick Verté, le chef du cantonnement DNF d’Habay. A priori, la naissance a eu lieu fin mai, début juin.

Une meute qui devrait encore s’agrandir l’année prochaine. "C’est un fait maintenant, il y a une dizaine de loups dans la forêt d’Anlier qui devrait être complétée l’année prochaine par une nouvelle portée". Les jeunes loups restent auprès de leurs parents les deux premières années de leur vie avant de se disperser et de partir à la recherche d’un nouveau territoire.

Pour la sécurité des humains, "il faut vraiment être rassuré : jusqu’à présent, ces loups ont un comportement totalement normal. On ne les croise pas à proximité des villages, on ne les observe pas en journée et, à chaque fois qu’ils ont croisé un humain, ils ont eu peur. Il n’y a aucun souci à circuler sur les chemins en forêt, même avec son chien puisqu’il doit être tenu en laisse et est donc à proximité de vous. L’an dernier, lors des chasses, les loups ont fui devant les chiens des chasseurs". Le massif de la forêt d’Anlier est très étendu, peu fréquenté, il y a donc peu de chance que le loup s’habitue à la présence de l’humain.

On a pu mettre à disposition de l’éleveur du matériel pour sécuriser son troupeau, notamment pour électrifier les clôtures.

Le secteur où il y a la plus grosse problématique, c’est l’élevage. "Jusqu’à présent, on a eu une seule attaque sur des moutons, mais c’était une grosse attaque avec une vingtaine d’animaux tués. Depuis, on a pu mettre à disposition de l’éleveur du matériel pour sécuriser son troupeau, notamment pour électrifier les clôtures. On espère que cela va suffire au moins pour les prochaines années. C’est évidemment l’élevage de moutons qui est le plus mis sous pression par la présence du loup. Mais ici, en forêt d’Anlier, on a une meute qui s’intéresse avant tout aux proies sauvages".

En forêt d’Anlier, il y a un pâturage itinérant depuis 10 ans. "L’éleveur a pris la peine de protéger ses animaux avec une clôture électrifiée et deux chiens de protection. Il n’y a pas eu une seule attaque sur ces moutons alors qu’ils sont chaque nuit, isolés en forêt".

À noter que, quand le loup s’installe dans une région, un périmètre est établi, "une zone de présence permanente", et dans cette zone, les éleveurs peuvent bénéficier d’aides pour protéger leurs troupeaux.

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