Accusé de vouloir prendre des “vacances” s’il est élu, Edouard Philippe répond
“La France n’a pas une minute a perdre”, a déclaré vendredi Gabriel Attal, interrogé sur une déclaration d’Édouard Philippe, qui a évoqué dans un podcast, avec précautions, l’hypothèse dans laquelle un président élu en mai ne prendrait ses fonctions qu’en septembre.
Source: AFP
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“Je n’ai pas vu le podcast en question et je ne sais pas si c’est exactement ce qu’il a dit. Mais moi, je considère que la France, elle n’a plus une minute à perdre”, a déclaré le candidat Renaissance à la presse lors de son déplacement à l’évènement “Terre de Jim” organisé par les Jeunes agriculteurs (JA).
“Regardez depuis 2024 l’immobilisme dans lequel on est. Et pendant ce temps là, la Chine, les États-Unis, les autres puissances, ils réforment, ils investissent, ils y vont ! Faut que ça bouge tout de suite!”, a ajouté Gabriel Attal.
“Si les Français me font confiance et que je deviens président de la République, dès la première minute, évidemment je serai dans l’action pour prendre des mesures que j’ai commencé à évoquer sur l’économie, sur l’école, sur l’agriculture. (...) Il n’y a pas une minute à perdre. Il n’y aura pas de repos et on ira tout de suite”, a-t-il conclu.
Dans un passage d’un entretien accordé à l’entrepreneuse Pauline Laigneau, Edouard Philippe estimait que la formation d’un nouveau gouvernement après une élection présidentielle, exercice qu’il a pratiqué en 2017, s’effectuait “dans des conditions qui ne sont pas géniales”. “Franchement, si on refaisait les choses aujourd’hui, moi j’adorerais un système dans lequel le président est élu en mai et il prend ses fonctions en septembre”, développait le candidat Horizons.
Ainsi, “entre mai et septembre, il a le temps, un, de se reposer, de décompresser après une élection présidentielle qui est hyper usante, hyper fatigante. Je ne dis pas qu’il doit prendre trois mois de vacances mais franchement, une semaine, deux semaines, ça fait pas de mal avant de repartir. Il aurait le temps de consulter (...) les partenaires sociaux, les chefs d’États étrangers, (...) il aurait le temps de constituer ses équipes, de donner des mots d’ordre pour, début septembre, commencer”, poursuivait-il.
“Mais le système fonctionne pas comme ça et il faut faire avec (...), parce que ce serait très compliqué de faire en sorte qu’il fonctionne autrement”, concluait néanmoins Édouard Philippe.
Attaqué par le Rassemblement national sur ce même extrait, le maire du Havre a dénoncé vendredi des “polémiques à partir de phrases tronquées”.
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