Élections en Israël: à deux jours du scrutin, l'opposant Gadi Eisenkot prône l'unité nationale

Dernière ligne droite avant les élections législatives en Israël. Le scrutin se déroule ce mardi 27 octobre et le pays est divisé entre les partisans de Benyamin Netanyahu et ses opposants. Tout au long d'une campagne féroce, des affiches à son effigie ont été placardées à travers le pays, portant le slogan « Soit la droite, soit la Palestine ». Dimanche soir, le principal opposant, Gadi Eisenkot, avait rassemblé ses partisans pour un dernier meeting.
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À deux jours des législatives israéliennes, Gadi Eisenkot a promis dimanche 25 octobre de réconcilier un pays profondément divisé, tandis que son rival, le Premier ministre actuel, redoublait d'attaques contre l'opposition, l'accusant de complaisance envers l'Iran et les Palestiniens.
Il sera peut-être le prochain Premier ministre d’Israël. L'ancien chef d'état-major, dont le bloc est donné au coude-à-coude avec celui de Benyamin Netanyahu, a donné un ultime meeting devant plusieurs centaines de partisans réunis à Tel-Aviv. Edna est une fervente admiratrice de Gadi Eisenkot et elle tenait à assister au dernier meeting avant le vote. « On a besoin d’un changement. On ne veut plus que Bibi fasse partie de nos vies », confie-t-elle au micro de notre correspondante à Tel Aviv, Frédérique Misslin.
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David Djian milite en français pour un candidat issu d’un milieu populaire. « Je crois que la mobilisation que l'on ressent va au-delà de l’anti-Bibi, affirme-t-il. Je crois que Gadi Eisenkot vient porter un autre message : oui pour un changement, oui pour la reconstruction, et je crois qu'on en a vraiment besoin. On a envie de tourner la page Netanyahu. »
« Israël ne peut pas continuer ainsi »
À 66 ans, Gadi Eisenkot a fondé sa campagne sur la transparence, le sens de l’État et des responsabilités. « Mardi, Netanyahu doit rentrer chez lui. Je veux vous dire que l'esprit du changement est plus fort que jamais », déclare le candidat.
Gadi Eisenkot a lancé à Tel Aviv un plaidoyer pour l’unité nationale. « Notre objectif n'est pas qu'un camp l'emporte sur l'autre, a-t-il déclaré. Nous travaillerons à rassembler à nouveau tous les Israéliens – ceux qui ont voté pour nous et ceux qui ne l'ont pas fait. »
Il s'est adressé directement aux électeurs du Likoud de Benyamin Netanyahu : « Au fond de vous, vous savez vous aussi qu'Israël ne peut pas continuer ainsi », a-t-il lancé. Réaffirmant « son engagement en faveur de la sécurité et de l'économie », il a promis de rompre avec la gouvernance de son adversaire, présent sur la scène politique depuis trois décennies. Imputant à Benyamin Netanyahu des responsabilités dans les défaillances sécuritaires ayant permis l'attaque du Hamas le 7 octobre 2023, Gadi Eisenkot s'est engagé à créer une commission d'enquête indépendante sur ces événements.
Son discours séduit notamment les électeurs lassés des fractures politiques. Mais même s’il arrive en tête à l’issue du scrutin, il devra très probablement trouver des partenaires pour former une coalition.
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