Churchill Falls : « C’est quelque chose de la même envergure que la Baie-James »

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La première ministre du Québec, Christine Fréchette, est à Terre-Neuve-et-Labrador lundi pour signer l'accord sur la centrale hydroélectrique de Churchill Falls en compagnie de son homologue Tony Wakeham. Le premier ministre du Canada, Mark Carney, se trouve également dans la province des Maritimes pour le dévoilement de l’entente.
Comme le rapportait Radio-Canada la semaine dernière, le nouvel accord prévoit que le Québec recevra environ 10 000 mégawatts (MW) d’électricité en provenance de la province voisine, plutôt que les quelque 7200 MW que prévoyait l’entente précédente, signée en 2024.
Terre-Neuve-et-Labrador obtiendra également une plus grande quantité d’électricité que ce qui était anticipé : possiblement jusqu'à 3000 MW, plutôt que 1900 KW.
Pour y arriver, Newfoundland and Labrador Hydro et Hydro-Québec augmenteront la capacité de production des installations de Churchill Falls. Les deux organisations développeront également une centrale plus puissante que prévu à Gull Island. Un projet d'éoliennes à Terre-Neuve-et-Labrador a finalement été ajouté à l’entente.
Hydro-Québec investira 45 milliards de dollars dans le projet, au lieu de 25 milliards de dollars, selon les détails contenus dans la nouvelle entente.
De son côté, le gouvernement fédéral, qui souhaite doubler la capacité électrique au pays d’ici 2050, injectera 6,5 milliards de dollars dans l’aventure.
La nouvelle entente prévoit la création d’une nouvelle entité pour diriger le projet. Elle sera détenue par Newfoundland and Labrador Hydro et Hydro-Québec.
Pour le Québec, l’ajout de 10 000 MW représentera une augmentation de 27 % de toute sa capacité de production.
La province payera l’électricité en provenance de Terre-Neuve-et-Labrador moins cher que ce qui était prévu en 2024 : 5,5 cents le kilowattheure (kWh), au lieu de 6 cents le kWh.
La prochaine Baie-James
Pour le Québec, ce projet d’entente est la prochaine Baie-James
, a soutenu lundi matin le spécialiste en énergie associé au Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal (CERIUM), Yvan Cliche.
C’est du costaud qui s’en vient en termes de construction hydroélectrique pour le Québec
, a-t-il affirmé en entrevue sur ICI RDI lundi matin, quelques heures avant le dévoilement de l’accord.
Ce nouvel accord permet à la province d’assurer sa sécurité d'approvisionnement en électricité pour les 50 prochaines années
, a souligné M. Cliche, tout en précisant que Churchill Falls répond actuellement à 15 % des besoins en hydroélectricité du Québec.
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