Vitor Bruno veut inverser la tendance à Anderlecht contre Westerlo : « Quand je vois mes enfants pleurer parce que nous avons perdu, cela me fait mal »

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Anderlecht doit à tout prix retrouver le succès face à Westerlo. Sous pression, l’entraîneur portugais Vitor Bruno est revenu sur sa situation, ses choix, les propos du CEO Kenneth Baurnauw à son égard, et a adressé un message de soutien à Vincent Kompany.
« Il ne s’agit pas un match à gagner absolument, mais nous devons absolument apporter une réponse. L’état d’esprit doit être au rendez-vous, particulièrement après une semaine difficile comme celle-ci. Mais nous n’avons pas le temps de nous plaindre. Il est temps de nous montrer et de performer », a insisté le Portugais en ouverture de la conférence de presse.
Attendu au tournant après des résultats décevants, l’entraîneur a reconnu que la pression était particulièrement importante à Anderlecht. « La pression, je me la mets moi-même. Notre quotidien est comme ça, aussi bien pour les joueurs que pour le staff. Évidemment, elle est encore plus forte à Anderlecht, parce que nous devons gagner des titres. Nous devons enchaîner dix à quinze victoires, mais depuis combien de temps n’avons-nous plus remporté de trophée ? Cela ne devrait pas être le cas, mais nous sommes sur la bonne voie. J’en suis convaincu. »
Les difficultés de gérer un vestiaire
La gestion des frustrations au sein du vestiaire constitue un défi pour le coach. « Diriger un groupe, c’est réussir à impliquer tout le monde et à motiver chacun, y compris ceux qui ne jouent pas. Il m’arrive peut-être de dire des choses qui font mal, mais je leur donne toujours honnêtement mon point de vue. Certains l’apprécieront davantage que d’autres. Je traite tout le monde de la même manière. » Il reconnaît que les attentes individuelles peuvent parfois compliquer la situation. « Si je sentais qu’ils ne croyaient plus en moi, je serais le premier à partir. Il y aura toujours des joueurs insatisfaits, surtout dans un groupe aussi important. Normalement, on ne dispose pas d’un noyau de 33 joueurs. Chacun a ses propres attentes et les frustrations sont liées à celles-ci. »
Interrogé sur les propos du CEO Kenneth Bornauw, Vítor Bruno a expliqué ne pas encore avoir pris connaissance de son interview. Il a toutefois précisé que leurs discussions resteraient privées et que le dirigeant ne lui avait pas demandé de réduire le nombre de rotations. Mais le Portugais assure qu’il ne change pas son équipe sans raison. « C’est la manière la plus facile de voir les choses. Il y aura toujours quelque chose à critiquer. Mais je ne fais pas tourner pour le plaisir de faire tourner. Tout dépend de ce que les joueurs montrent chaque jour. Je sélectionne à chaque fois les meilleures options pour atteindre le niveau que nous recherchons. Quand on regarde les statistiques, un 0-4 comme celui de la semaine dernière est difficile à comprendre. »
Vítor Bruno a également rappelé qu’il était seul décisionnaire concernant la composition de son équipe. « J’ai 33 joueurs et, malheureusement, nous ne pouvons en aligner que onze sur le terrain. Leur contrat ne stipule quand même pas qu’ils doivent jouer chaque match. Ce n’est pas à eux de prendre les décisions, c’est pour cela que je suis payé. Il ne s’agit pas de préférer certains joueurs à d’autres. »
« Ce qui me fait mal, c’est de voir des gens souffrir à Neerpede »
Au-delà des résultats, le Portugais a évoqué les répercussions de la situation sur les personnes qui travaillent au club. « Ce qui me touche, c’est de voir des gens à Neerpede qui souffrent et qui ne sont pas heureux. Il ne s’agit pas de moi. Je veux voir ces personnes heureuses parce qu’elles aiment ce club et qu’elles en sont fières. Cela me fait mal. Quand je vois mes enfants pleurer parce que nous avons perdu, cela me fait mal aussi. »
Il assure par ailleurs avoir constaté une réaction importante de la part de ses joueurs, qui veulent répondre présent face aux supporters. « J’ai vu une énorme réaction chez les joueurs et ils veulent vraiment être à la hauteur demain pour les supporters. Ceux-ci sont toujours formidables, mais ils ont évidemment le droit d’exprimer leur opinion à la fin du match. »
Un message de soutien à Vincent Kompany
Enfin, Vítor Bruno a également eu un mot pour Vincent Kompany, évoquant la pression qui accompagne le métier d’entraîneur.« Nous pensons parfois que nous n’avons pas de limites, mais il faut aussi savoir ralentir un peu. Quand on est autant investi auprès de tout le monde et dans tout ce que l’on fait, il devient difficile de s’arrêter. Je lui souhaite le meilleur. Je lui ai également envoyé un message. »
Le coach d’Anderlecht a tenu à élargir son propos au-delà du seul cas de l’ancien Diable rouge : « Ce n’est pas seulement une question de Kompany parce qu’il vient d’Anderlecht, mais aussi de tous ces entraîneurs de divisions inférieures que personne ne voit. »
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