Revers judiciaire pour Donald Trump au sujet d’une lettre licencieuse à Jeffrey Epstein

Un juge fédéral américain a rejeté samedi une plainte en diffamation de Donald Trump contre le Wall Street Journal pour un article lui attribuant une lettre salace à l’attention du criminel sexuel Jeffrey Epstein en 2003.
Le président américain avait nié être l’auteur de ce courrier et avait attaqué le journal pour diffamation, ainsi que son patron Rupert Murdoch, leur réclamant au moins 10 milliards de dollars de dommages et intérêts.
Dans sa décision, le juge de Floride Darrin P. Gayles se garde de trancher sur l’authenticité de la lettre mais considère que le Wall Street Journal a dûment enquêté et agi de bonne foi en publiant son contenu.
À l’inverse, il estime que Donald Trump n’a pas démontré que le journal a écrit son article tout en le sachant faux.
Le juge a définitivement rejeté la plainte, ce qui signifie que Donald Trump ne pourra pas déposer une nouvelle version amendée, comme il l’avait fait après un premier rejet en avril.
La publication du contenu de cette lettre avait relancé les spéculations sur les liens passés du locataire de la Maison Blanche avec le financier new-yorkais, dont il a été proche pendant une quinzaine d’années.
Selon le Wall Street Journal, ce courrier figurait dans un livre d’or destiné à Jeffrey Epstein à l’occasion de son 50e anniversaire.
Sa compagne, Ghislaine Maxwell, avait alors sollicité plusieurs dizaines de ses amis, dont Donald Trump, à l’époque magnat de l’immobilier.
La lettre attribuée au président, révélée en 2025 par le journal puis rendue publique par des parlementaires démocrates, comporte plusieurs lignes de texte dactylographié entourées d’un croquis de femme nue avec sa signature évoquant une toison pubienne.
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