«C’était ça ou mourir», de Thélyson Orélien, en lice au prix Goncourt
C’était ça ou mourir, du primo-romancier québécois Thylésion Orélien, se retrouve parmi les 16 livres de la première liste du très prestigieux prix Goncourt, en France. Publié originalement aux éditions Boréal, le livre a connu dès son lancement un grand succès international, un article dans le New York Times et des ventes un peu partout dans le monde lui soufflant dans les voiles. Les prix littéraires vont-ils le relancer encore ?
En France, c’est la maison d’édition Grasset qui a remporté les rudes enchères de la vente des droits de C’était ça ou mourir, pour une somme qui avoisinerait les 80 000 euros, selon Le Monde.
Le grand quotidien soulignait d’ailleurs, le 23 août, en France, « une rentrée littéraire marquée par les écrivains québécois ».
Les livres d’ici y trouvent de plus en plus un public et deviennent parfois de jolis succès comme Le Roitelet, de Jean-François Beauchemin en 2021 ou Amiante, de Sébastien Dulude, en 2024.
La rentrée 2023 a aussi été un tournant pour l’accueil des livres québécois en France, quand Ce que je sais de toi, d’Éric Chacour et Que notre joie demeure, de Laura-Ève Lambert, se sont retrouvés en lice l’un ou l’autre sur le Goncourt, le Médicis, le Renaudot et le Femina.
Que notre joie demeure a alors remporté le Médicis ; et le roman de Chacour a été salué par le plus modeste mais encore très respectable prix Femina des lycéens.
Les deux livres avaient été repris par des éditeurs parisiens. Aucun éditeur québécois n’a encore remporté de grands prix français sous sa propre bannière.
Un départ à 16 livres
Aussi en lice pour le Goncourt, auprès de roman de Thyléson Aurélien, notons Minotaure (Albin Michel) de Boris Bergmann, Faire la peau (P.O.L.) de Louise Chennevière et Chronique d’un royaume perdu (Grasset) d’Ananda Devi.
Concourent aussi Sonia Devillers avec Le fabuleux piano (Robert Laffont), Anne Godard et son Nous aussi (Actes Sud), Olivier Grondeau pour Joseph dans la nuit (L’Iconoclaste) et Yannick Haenel avec La solitude des professeurs est infinie (Gallimard).
On retrouve également Je (Gallimard) de Lilia Hassaine, L’inconnue du Quai de Javel (Flammarion) de Philippe Jaenada, Une forêt (Albin Michel) de Jean-Yves Jouannais, et N’efface pas mes cercles (Verdier) d’Emma Marsantes, ainsi que Clémentine Mélois, avec Choses que je croyais perdues (L’Arbalète / Gallimard), Sylvain Prudhomme, pour De l’autre côté du lac (Minuit), Olivier Rolin et La Guerre éternelle (Gallimard) et, finalement, Patrice Trigano, pour son Bataille au procès (Maurice Nadeau).
La deuxième sélection sera annoncée le mardi 6 octobre, et la troisième, dévoilée le 27 octobre, désignera quatre finalistes. Le lauréat sera révélé le 3 novembre prochain, au restaurant Drouant à Paris.
L’Académie Goncourt est présidée cette année par Philippe Claudel, et réunit Pascal Bruckner, Tahar Ben Jelloun, Camille Laurens, Pierre Assouline, Éric-Emmanuel Schmitt, Françoise Chandernagor et Christine Angot.
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