OpenAI fait face à 30 nouvelles poursuites liées à l’attaque de Tumbler Ridge
Trente nouvelles poursuites judiciaires ont été entreprises contre la société d’intelligence artificielle OpenAI et son fondateur, Sam Altman, dans le cadre de la tuerie survenue à Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique.
Le cabinet d’avocats Rice Parson Leoni and Elliott, établi à Vancouver, indique dans un communiqué que ces poursuites émanent de nouveaux plaignants, parmi lesquels figurent des enseignants de l’école secondaire de Tumbler Ridge ainsi que des élèves présents lors de la fusillade en février.
Ces poursuites sont intentées devant le tribunal du district nord de Californie, la même juridiction où avaient déjà été déposées sept autres plaintes par les familles des victimes de la fusillade.
Le 10 février, Jesse Van Rootselaar, 18 ans, a tué sa mère et son frère au domicile familial avant de se rendre à l’école, où elle a tué cinq élèves et une aide-enseignante, puis s’est donné la mort.
OpenAI et Sam Altman ont été vivement critiqués en raison de l’utilisation par la tireuse de l’agent conversationnel de l’entreprise, ChatGPT. L’enquête avait révélé que l’utilisation qu’a faite l’adolescente de ChatGPT plusieurs mois avant la fusillade était suffisamment préoccupante pour que son compte soit banni, mais que la police n’en avait pas été informée.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le directeur de la stratégie chez OpenAI, Jason Kwon, assure que l’entreprise aborde ce litige «dans le respect tant de la procédure judiciaire que des familles et des victimes» de la fusillade et qu’elle «continuera à agir de bonne foi».
Pour M. Kwon, il est «totalement faux» d’accuser les collaborateurs d’OpenAI de ne pas accorder la priorité à la sécurité, l’équipe travaillant «sans relâche pour identifier les signaux d’alerte potentiels de violences graves» tout en protégeant la vie privée et la sécurité des utilisateurs de ChatGPT.
Accusé de «mépris imprudent de la sécurité publique»
L’avocat John Rice indique dans une déclaration que ces nouvelles poursuites judiciaires ont été intentées par des élèves et des enseignants qui «ont été témoins oculaires de violences par arme à feu, de meurtres et d’interventions d’urgence visant à sauver des vies, comme on en voit rarement en dehors d’un théâtre de guerre».
«Si les allégations factuelles sont avérées devant le tribunal, nos clients et leurs familles veulent que justice soit faite», a fait savoir Me Rice, précisant que les poursuites visent à obtenir l’ensemble des documents internes d’OpenAI relatifs à sa décision de ne pas informer la police.
Les plaignants réclament également «des dommages-intérêts compensatoires et punitifs d’une ampleur historique afin de sanctionner OpenAI pour son mépris imprudent de la sécurité publique», ainsi que des mesures visant à prévenir de futurs incidents.
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