Le budget Champagne élargit le crédit d’impôt pour le journalisme

La souveraineté culturelle est un des piliers du deuxième budget du ministre des Finances, François-Philippe Champagne. Il élargit le crédit d’impôt pour la main-d’œuvre journalistique canadienne et injecte 300 millions de dollars sur deux ans dans le financement de CBC/Radio-Canada.
Lors de la campagne électorale de 2025, Mark Carney avait promis de rehausser le financement du diffuseur public à hauteur de 150 millions de dollars par année jusqu’au moment où CBC/Radio-Canada recevra la moyenne du financement public, par habitant, par année. À ce moment, les diffuseurs publics recevaient en moyenne 62 $ par habitant, par année, tandis que 33 $ étaient versés par habitant pour CBC/Radio-Canada.
De l’eau a coulé sous les ponts depuis, car le fédéral a injecté 150 millions de dollars dans la société d’État lors du premier budget Champagne, en octobre dernier.
Le diffuseur public du Canada, CBC/Radio-Canada, est un pilier des arts et de la culture au Canada depuis sa création en 1936. Nous continuons d’investir dans CBC/Radio-Canada pour nous assurer que celle-ci demeure une institution nationale forte et digne de confiance qui rapproche les Canadiens, fait écho à nos histoires et à nos valeurs et contribue à renforcer une identité commune
, indique le budget.
Parallèlement à cet engagement à l’égard du financement de CBC/Radio-Canada, le budget Champagne octroie 134 millions de dollars sur quatre ans à l’initiative de journalisme local, qui soutient des organismes de presse locale indépendants partout au pays.
En permettant la diffusion d’informations, le journalisme local sert de liant au sein des communautés et nous aide à bâtir un pays où nous sommes maîtres chez nous
, peut-on lire dans le document budgétaire.
De plus, Ottawa élargit le crédit d’impôt pour la main-d’œuvre journalistique canadienne aux secteurs de la production de nouvelles audio et visuelles.
Les consultations menées auprès des parties prenantes au sujet de l’élargissement proposé ont éclairé le Budget de 2026
, explique-t-on.
Dans les faits, les journalistes des secteurs audio et visuel seront assujettis aux mêmes modalités que leurs collègues des médias écrits. Ils seront admissibles au même taux du crédit de 35 % et assujettis à la même limite annuelle de dépense de main-d’œuvre par employé de 85 000 $.
Pour tous les secteurs, autant l’écrit que l’audiovisuel, le budget 2026 propose de maintenir pour deux ans de plus, jusqu’au 31 décembre 2028, le taux de crédit à 35 % afin d’offrir une plus grande visibilité aux entreprises de presse.
Ces mesures coûteront 501 millions de dollars à Ottawa au cours des cinq prochaines années.
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