Rapport de la vérificatrice générale de la Ville | Hôtels, repas et stationnement coûteux pour les élus montréalais

La plupart des repas et des nuitées d’hôtel que les élus montréalais se font rembourser par la Ville de Montréal dépassent les barèmes indicatifs fixés par la Ville pour ses propres employés.
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C’est ce que révèle le rapport annuel de la vérificatrice générale de la Ville de Montréal, rendu public lundi au conseil municipal.
Le document souligne « l’absence de balises formelles » en matière de remboursement de frais de repas et d’hébergement pour les élus, notamment lorsqu’ils sont en déplacements professionnels.
La vérificatrice générale indique toutefois que « 52 % des frais de nuitées d’hôtel » analysées par ses équipes excédaient les barèmes du gouvernement du Canada, « utilisés comme référence pour les membres du personnel de la Ville ». Dans certains cas, les dépassements se chiffraient en centaines de dollars : un élu s’est notamment fait rembourser une nuitée à tout près de 1000 $, alors que le barème prévoyait un montant maximal d’un peu moins de 450 $.
Par ailleurs, « parmi les 49 repas audités, totalisant 2400 $, qui ont été remboursés sur fréquentation de factures, 55 % dépassaient l’indemnité par repas », continue le rapport.
La question des remboursements de repas et de nuitées à la Ville de Montréal a été au cœur d’un scandale en 2023, forçant la numéro 2 de l’administration municipale à démissionner. Dominique Ollivier s’était fait reprocher près de 18 000 $ en dépenses de voyages et de restaurants lorsqu’elle dirigeait l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM). Un souper d’huîtres à 347 $, consommé en 2016 dans un restaurant parisien, avait particulièrement marqué les esprits.
Andrée Cossette, actuelle vérificatrice générale, s’exprimera sur son rapport lors d’une plénière organisée mardi au conseil municipal.
Son rapport souligne aussi que les élus montréalais se sont fait rembourser un total de 157 400 $ depuis 2022 en dépenses de stationnement pour assister à des séances du conseil municipal, alors que cette dépense était déjà couverte par leur allocation de fonction. « Cette non-conformité a toutefois pris fin le 17 novembre 2025 à la suite d’un’une note entérinée par la direction générale », indique le rapport de la vérificatrice générale.
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