La revue de presse : Canadeurope ou Euronada ?


"Renforcer les liens Europe-Canada ? Bonne idée !" reconnaît De Tijd.
Cela permettra de gagner en puissance dans un monde qui ne respecte plus que la force. L’idée qui aurait pu sembler radicale il y a quelque temps encore est aujourd’hui un projet crédible de la Commission. Une réponse, même, à l’idée du Premier ministre canadien Mark Carney d’opposer moyenne puissance à Washington ou Pékin.

Problème ?
Réinventer nos partenariats, la formule est belle. Mais au-delà des idées (Canada) et des formules, "l’Union doit continuer à faire ses propres devoirs, comme le propose par ailleurs la présidente von der Leyen. Accélérer, surmonter divisions et polarisation. Et, dans l’urgence, s’entendre sur un budget européen ambitieux pour les années à venir – une gageure, à ce stade."
Conclusion presque traditionnelle de ce genre d’exercice : "la balle est dans le camp des Etats membres."

La Libre observe les défauts : lenteur, indécision, désunion, manque – surtout – d’ambition.
Le déclin n’est pas inéluctable, mais – à condition que les 27 s’emploient plus résolument à l’éviter, estime l’éditorialiste. Sur ce clou-là, Ursula von der Leyen "aurait dû taper plus fort."

Au Canada, La Presse raconte le discours d’Ursula et le sourire de Mark. L’histoire – pour être correcte – débute par raconter la grogne de Donald pas ravi de voir son voisin courtiser par ses anciens alliés.
Pour autant, le média québécois note que le Canada a déjà signé plusieurs accords économique et stratégique avec l’Union Européenne. La question qui se pose alors est de savoir ce que recouvre exactement cette idée de membre associé.
Pas de ratification. Pas d’adhésion. Pas de perte de souveraineté. Et donc pas de panique. Le partenariat en question est un message politique fort : soyons alliés.

Le mouvement pourrait-il aller plus loin ? L'Union intercontinentale s’étendrait alors jusqu’au Japon ? A l’Australie ? Faut-il mener une coordination, propose L’Echo.
Face aux tentatives de coercition, proposer la création d’un OTAN du Commerce ?
Voilà, suggère l’éditorialiste de l’Echo, qui pourrait générer ce fameux élan dont l’Union a tant besoin. Ce supplément d’ambition ou ce souffle.
Hier, ce discours, ce pas en avant vers le Canada, aurait pu former un réel moment électrisant (comme écrit La Presse). Sinon que cela, cette ambition en plus réclamée par L’Echo, von der Leyen n’en a pas dit un mot, regrette le quotidien.
De son discours on retient alors cette idée floue. "L’Union veut défendre…"
Fort bien, elle n’en aura que les moyens que les Etats membres veulent bien lui donner.
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