Bart De Wever prolongé : la majorité veut y croire et "reprendre le travail dès que possible"

Bart De Wever a donc obtenu un sursis de 10 jours. La balle est à nouveau dans le camp du Premier ministre, qui reprend la maîtrise du calendrier. Reste à savoir quand les négociations reprendront concrètement. À ce stade, il est question d'une reprise des discussions en réunion bilatérales.
En attendant un nouveau calendrier, les réactions à cette annonce n’ont pas tardé. Du côté des Engagés, Maxime Prévot se réjouit que le Roi ait reçu l’engagement de chaque président de la majorité de vouloir atteindre un résultat aussi rapidement que possible. " Je suis dans les starting-blocks pour redémarrer les réunions de négociation dès que le Premier ministre nous conviera. " Le vice-Premier ministre insiste : " La situation économique et sociale de notre pays exige en effet au plus vite un budget juste et crédible pour l’avenir. "
Du côté du MR aussi, on réagit à la reprise des discussions. Le vice-Premier ministre, David Clarinval, prend acte de la communication du Palais. Il se félicite que le message sur " la nécessité de stimuler la croissance économique ait été entendu et se tient à disposition pour travailler dès que possible sur un projet", a indiqué le cabinet du ministre MR.
Changement de cap
Le Premier ministre a obtenu un délai supplémentaire pour tenter de décrocher un accord surle budget © Belga
Dans l'opposition, les réactions ne se sont pas fait attendre. Sur X, le président du Parti socialiste, Paul Magnette, espère que ce nouveau délai accordé au Premier ministre sera synonyme d’un véritable changement de cap. " 10 jours pour que le gouvernement MR/N-VA/Les Engagés tente une énième fois de boucler un budget (…) 10 jours pour espérer qu’ils changent enfin de formule, arrêtent de vider les poches des citoyens (…) Espérons qu’ils prennent ces 10 jours pour changer totalement de voie. " Pour Paul Magnette, des alternatives existent pour boucler ce budget, comme faire contribuer les grands patrimoines, les géants du pétrole et de l’énergie.
La présidente de DéFI, Sophie Rohonyi, a elle aussi réagi à l'annonce du Palais. Pour la cheffe de la formation amarante, " il aura donc fallu que le Roi remonte les bretelles des présidents de parti de l’Arizona pour qu’ils s’engagent en fait à faire leur job : assumer leurs responsabilités et faire des compromis. "
« Démissionner deux fois, c'est possible, mais pas trois »
Wouter Verschelden est journaliste politique flamand et auteur d’un livre sur les relations entre le Roi et le monde politique. Pour lui, le Premier ministre a été très clair : " Il a bien répété que c’est cet accord-là ou c'est la fin. Je pense que démissionner deux fois, c'est possible, mais pas trois fois. On sent aussi au niveau du 16 qu'ils en ont marre de toujours faire la même chose, de toujours avoir la même discussion, de proposer toujours des tableaux assez similaires. À un moment donné, il faut choisir. "
Jeudi, à la Chambre, le Premier ministre a souligné qu'il ne souhaitait diriger qu'un gouvernement capable de " s'attaquer aux problèmes en faisant des choix difficiles et en mettant fin à la mauvaise gestion du passé ".
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