« Une France blanche et heureuse », « une vision idéalisée du passé » : après le loup de Noël, Intermarché encore sous le feu des critiques avec sa dernière publicité (vidéo)


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Décidément, Intermarché a le don pour faire parler de lui. Rappelez-vous, lors des fêtes de fin d’année l’an passé, son petit loup avait suscité une émotion folle, juste avant de tomber dans la polémique aussi. À l’époque, il était reproché à l’enseigne d’avoir copié (plagié plus exactement) un compte dont il n’avait pas les droits.
Aujourd’hui, Intermarché revient avec une publicité « nostalgie des années 1970 ». Et de nouveau, la publicité fait polémique. Pas de plagiat cette fois-ci. Alors, qu’est ce qui cloche ?
Comme on vous le disait, avec sa nouvelle publicité, Intermarché voulait faire revivre les souvenirs des repas de famille d’autrefois. Mais ce voyage nostalgique dans la France des années 1970 suscite des réactions contrastées. En cause : un casting jugé peu diversifié et une représentation très traditionnelle de la famille. Face aux critiques, l’enseigne assure n’avoir voulu transmettre aucun message politique.
Depuis le dimanche 4 octobre 2026, l’enseigne de grande distribution diffuse un nouveau film publicitaire baptisé « Ces dimanches-là ». D’une durée de 85 secondes, ce spot plonge les téléspectateurs dans l’ambiance d’un repas familial des années 1970, entre souvenirs d’enfance, convivialité et traditions culinaires. Mais derrière cette atmosphère nostalgique, certains internautes voient une représentation de la société française qui pose question.
Et sur les réseaux sociaux, les réactions ne se sont pas fait attendre. « Une vision idéalisée du passé. » peut-on lire. Le choix d’un casting presque exclusivement blanc et la mise en scène de rôles familiaux très traditionnels. Pour les détracteurs de la campagne, cette représentation renvoie à une image figée de la famille française, dans laquelle la diversité de la société apparaît peu présente.
Défenseurs
À l’inverse, de nombreux internautes défendent la publicité. Ils estiment qu’il s’agit avant tout d’une évocation nostalgique des repas dominicaux, inspirée des souvenirs familiaux et des codes du cinéma, sans intention idéologique particulière.
Deux interprétations qui ont rapidement alimenté les discussions, au point de donner à cette campagne commerciale une dimension politique que ses créateurs disent ne pas avoir recherchée.
La controverse a pris une nouvelle ampleur le lundi 5 octobre, lorsque la publicité a été commentée sur le plateau de l’émission L’Heure des pros, diffusée sur CNews. Le présentateur Pascal Praud a estimé que le film véhiculait « un message politique ». Sa chroniqueuse Véronique Jacquier a, de son côté, salué l’audace de cette campagne, considérant qu’elle mettait en scène une « France blanche, heureuse », attachée « aux produits du terroir et aux produits traditionnels ».
Ces commentaires ont contribué à nourrir le débat autour de la publicité, désormais interprétée par certains sous un angle identitaire, tandis que d’autres continuent d’y voir une simple célébration des souvenirs familiaux.
Intermarché réagit !
Face à ces réactions, Intermarché a tenu à clarifier ses intentions. Interrogé par Le Parisien, un porte-parole de l’enseigne a assuré qu’« il n’y a pas de polémique », tout en se déclarant « très fier » du résultat. Pour la marque, l’objectif était uniquement de susciter de l’émotion et de rappeler des moments de convivialité partagés autour d’un repas. « Voir un message politique là où nous voulons juste faire passer de l’émotion, c’est chausser les mauvaises lunettes », a répondu le porte-parole.
Même position du côté de l’agence Romance, à l’origine du film. Son directeur des stratégies considère les réactions négatives comme « très anecdotiques ». Il explique également que le choix créatif consistait à raconter l’histoire « d’une famille en particulier », et non à proposer une représentation de l’ensemble de la société française.
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