Des enregistrements audio révèlent une erreur d’un aiguilleur, le bilan risque de s’alourdir
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Au moins 68 personnes ont perdu la vie dans une nouvelle catastrophe ferroviaire survenue mercredi matin à une centaine de kilomètres au sud de Madrid, a confirmé le gouvernement de Castille-La Manche. Un lourd bilan qui dépasse celui d’Adamuz, en janvier dernier, où 46 personnes avaient trouvé la mort dans des circonstances similaires.
A. FO
Source: Belga, AFP, El Pais, El Español
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21:44
Des enregistrements audio révèlent une erreur d'un aiguilleur
Des enregistrements audio obtenus par le quotidien espagnol El País révèlent qu'un aiguilleur a commis une terrible faute. Il a autorisé le conducteur du train Renfe à "reprendre sa marche normalement".
La conductrice du train Iryo à l’arrêt avait initialement reçu la même consigne. Sept minutes plus tard, elle a toutefois recontacté le centre de contrôle pour signaler que son train ne pouvait toujours pas repartir.
Malgré cet avertissement, le conducteur du train Renfe en approche n’a pas été alerté. On ne lui a pas ordonné de ralentir.
20:18
Le bilan risque de s'alourdir, selon les autorités
Le bilan humain de la catastrophe ferroviaire d'Urda (Tolède) s'élève pour l'instant à 68 morts. Les services de secours estiment toutefois très probable qu'il s'alourdisse encore. Les équipes s'activent toujours pour dégager deux voitures lourdement endommagées, redoutant de découvrir d'autres victimes sous les décombres.
Tous les blessés ont désormais été évacués de la zone du drame. Selon le dernier bilan, 108 personnes ont été blessées, dont 58 se trouvent dans un état grave. Sept victimes ont d'ores et déjà pu quitter l'hôpital. Les secours concentrent à présent tous leurs efforts sur l'identification des corps et sur l'enquête visant à déterminer les causes exactes de la collision.
Trois grues imposantes sont déployées sur place pour soulever les carcasses de wagons. Les opérations s'avèrent particulièrement complexes en raison de l'accès difficile au site. L'un des engins est d'ailleurs tombé en panne en pleine intervention.
19:48
Une minute de silence observée dans toute l'Espagne
Ce soir à 20 heures, une minute de silence sera respectée à travers toute l'Espagne en hommage aux victimes. À Barcelone, l'ensemble des transports en commun s'arrêtera pendant une minute. Plus tôt dans la journée, le Premier ministre Pedro Sánchez avait annoncé trois jours de deuil national.
18:47
Aucune victime belge signalée pour le moment
Jusqu'à présent, aucune victime belge n'est à déplorer dans la catastrophe ferroviaire, a indiqué le ministère des Affaires étrangères à HLN. L'ambassade de Belgique à Madrid est en contact étroit avec les autorités espagnoles, mais n'a pour l'heure reçu aucun signalement faisant état de ressortissants belges parmi les victimes.
18:10
L'aiguilleur qui a autorisé le train à repartir entendu par la police
La Guardia Civil espagnole interroge actuellement l'agent de circulation ferroviaire qui a autorisé le conducteur du train à grande vitesse Renfe à repartir, alors même que le signal était au rouge. Son audition constitue un élément clé de l'enquête sur l'accident.
Le ministre espagnol des Transports, Óscar Puente, juge "inexplicable" une telle autorisation. La décision a été prise directement depuis le centre de contrôle et se trouve à l'origine du drame.
À la suite d'une panne informatique, le système de sécurité est tombé en panne sur un tronçon de 63 kilomètres, immobilisant au moins six trains à partir de 8 h 30. Pourtant, à 8 h 36, le train de la Renfe a reçu le feu vert pour repartir. Il a ensuite parcouru environ 25 kilomètres avant de percuter, vers 8 h 53, un train de la compagnie Iryo à l'arrêt.
Dix-sept minutes se sont donc écoulées entre le départ et l'impact. "C'était largement suffisant pour rectifier le tir, mais cela n'a pas été fait", déplore M. Puente. Le ministre a confirmé que la personne à l'origine de cette décision avait d'ores et déjà été identifiée.
16:10
Le bilan de la catastrophe grimpe à 68 morts: "Toute l'Espagne est en deuil"
"Toute l'Espagne est en deuil", a déclaré mercredi le Premier ministre Pedro Sánchez, quelques heures après la collision de deux trains ayant tué au moins 68 personnes à Urda, l'une des pires catastrophes ferroviaires de l'histoire récente du pays.
"Il n'est pas acceptable pour un pays comme l'Espagne de subir deux accidents ferroviaires à grande vitesse la même année, comme nous l'avons vécu", a-t-il poursuivi, en référence à la tragédie d'Adamuz, qui avait fait 46 morts en janvier en Andalousie.
15:33
"L'inexplicable" reprise de la circulation à l'origine de la collision
Le ministre espagnol des Transports a mis en cause mercredi la reprise "inexplicable" de la circulation ferroviaire après une panne technique du système de sécurité du réseau (LZB), ayant entraîné la collision entre les deux trains à grande vitesse.
"C'est le centre de contrôle, par l'intermédiaire de ses opérateurs, qui prend la décision de reprendre la marche, dans des circonstances, de notre point de vue, inexplicables", a dit Óscar Puente lors d'une conférence de presse, se disant "absolument dévasté" par la tragédie.
14:01
Le bilan grimpe à 64 morts
Le nombre de morts s'élève désormais à 64, a annoncé le gouvernement régional de Castille-La Manche, alors que les équipes de secours poursuivent leurs recherches parmi les débris des wagons déraillés.
Plus de 80 blessés sont également à déplorer, dont une cinquantaine de cas graves.
13:10
Le dernier bilan officiel fait état d'"au moins 31 morts et 80 blessés"
La collision entre deux trains à grande vitesse mercredi à Urda (Castille-La Manche), en Espagne, a fait "au moins 31 morts et 80 blessés", selon un nouveau bilan officiel transmis par les autorités régionales à l'AFP.
Le gouvernement de la communauté autonome de Castille-La Manche avait quelques heures plus tôt fait d'état d'au moins 30 morts et plusieurs blessés.
Certains sites d'information espagnols, dont El Español, évoquent toutefois un bilan plus lourd d'au moins 50 morts, relayé, précisent-ils, par la protection civile locale.
Un train "privé" et un train "public"
D'après un porte-parole des services d'urgence espagnols sollicité par l'AFP, la collision a eu lieu "à 8h54" entre "deux trains, l'un de (l'opérateur privé) Yrio et l'autre de (la compagnie nationale) Renfe", près de la station d'Urda.
L'accident rappelle celui survenu le 18 janvier à Adamuz, à près de 150 kilomètres au sud d'Urda, qui avait fait 46 morts après un déraillement.
13:10
L'Union européenne prête à apporter son aide à l'Espagne
L'Union européenne a assuré mercredi être prête à apporter "toute son aide" aux autorités espagnoles, après la collision de deux trains au sud de Madrid qui a fait 31 morts d'après un dernier bilan.
"Nous sommes prêts à apporter toute notre aide aux autorités espagnoles", a déclaré la porte-parole de la Commission européenne, Paula Pinho. Elle a estimé qu'il était "trop tôt, bien trop tôt, pour tirer des conclusions" de la catastrophe.
13:08
"Notre pays tout entier partage la douleur du peuple espagnol"
Le Premier ministre Bart De Wever a également présenté ses condoléances aux proches des victimes. "La souffrance humaine est incommensurable. Je tiens à exprimer mes plus sincères condoléances aux victimes et à leurs proches. Notre pays tout entier partage la douleur du peuple espagnol", a-t-il indiqué sur les réseaux sociaux.
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12:22
La Belgique témoigne de sa solidarité à l'Espagne
Le ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, s'est dit "profondément bouleversé" par la collision ferroviaire qui a fait au moins 30 morts mercredi à Urda, au sud de Madrid, en Espagne.
"J'adresse mes plus sincères condoléances aux familles des victimes et souhaite exprimer tout mon soutien aux blessés et à leurs proches. Je tiens également à saluer le travail remarquable des équipes de secours qui se mobilisent sur place. Dans ces moments particulièrement douloureux, l'Espagne peut compter sur toute la solidarité de la Belgique", a affirmé le chef de la diplomatie belge sur les réseaux sociaux.
Les Belges qui s'inquiètent pour leurs proches ou qui ont besoin d'assistance peuvent prendre contact avec leur ambassade à Madrid.
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12:18
Macron exprime "la solidarité de la France" avec le "peuple espagnol"
Emmanuel Macron a exprimé mercredi "la solidarité de la France" avec le "peuple espagnol", après une collision de deux trains à grande vitesse ayant fait au moins 10 morts à environ 150 km au sud de Madrid.
"Terrible drame ferroviaire en Espagne. Nos pensées vont aux victimes, à leurs familles, aux nombreux blessés ainsi qu'à l'ensemble des équipes mobilisées dans les opérations de secours", a écrit le président français sur X.
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12:10
Le dernier bilan officiel fait état de 30 morts
Au moins 30 personnes sont mortes mercredi dans la collision de deux trains à grande vitesse à environ 150 km au sud de Madrid, selon un nouveau bilan des autorités de la région de Castille-La-Manche communiqué à l'AFP.
Un précédent bilan des autorités régionales faisait état d'"au moins dix morts" dans cet accident, survenu moins d'un an après la tragédie ferroviaire d'Adamuz, en Andalousie, où 46 personnes avaient trouvé la mort dans une violente collision entre deux trains.
“Il y a eu une collision entre deux trains, il y a des personnes blessées”, avait indiqué dans un premier temps à la télévision espagnole Manuel Galan, maire de la commune d’Urda, dans la région de Castille-La-Manche, où a eu lieu l’accident. “Il y a au moins 10 morts et il est possible que ce nombre augmente”, avait corrigé quelques minutes plus tard Esther Padilla, porte-parole des autorités régionales. Vers 11H15, le quotidien national El Pais a annoncé un nouveau bilan de 30 morts, confirmé par les autorités locales. Il a grimpé à 64 morts vers 14h.
Que s’est-il passé ?
D’après un porte-parole des services d’urgence espagnols sollicité par l’AFP, la collision a eu lieu à 8h54 entre un train de l’opérateur privé Yrio et de la compagnie nationale Renfe. Selon le quotidien national espagnol El Pais, le train Iryo, immobilisé sur les voies après une défaillance technique, aurait été percuté par l’arrière par un train à grande vitesse Renfe, ce qui aurait provoqué le déraillement du premier. Une erreur humaine serait à l’origine de l’accident.
"La circulation est interrompue sur la ligne à grande vitesse Madrid-Andalousie en raison d'une collision entre deux trains", a de son côté indiqué sur le réseau social X l'entreprise publique chargée de gérer l'infrastructure ferroviaire, ADIF.
Pedro Sanchez “consterné”
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez s’est dit mercredi “consterné”. “Les services de secours interviennent sur le terrain pour prendre en charge les personnes touchées”, a-t-il indiqué sur X, affichant son “soutien” aux victimes et à leurs familles.
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