Mobilisation contre la vie chère en France : bâtiments incendiés, magasins pillés, rues ravagées... Voici le débrief des événements du 17 octobre

Vitrines brisées, pillages et voitures incendiées, sirènes lancinantes et bâtiments officiels attaqués : de nombreuses rues offraient un paysage de désolation à l'issue de cette journée de mobilisation qui a rassemblé 550.000 personnes, selon le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, et 800.000, selon les organisateurs (gilets jaunes, lycéens et étudiants, salariés, militants pour le climat et antifascistes).
"Nous ferons tous bloc face aux semeurs de chaos", car il n'y a "aucune place pour la violence dans notre République", a affirmé Emmanuel Macron sur X, en assurant que ceux qui ont "cassé" et "pillé" en marge des manifestations seront "poursuivis et punis".
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a lui aussi dénoncé sur X "une violence d'une extrême intensité" et apporté "tout" son soutien aux forces de l'ordre. Il présidait samedi soir la cellule interministérielle de crise, mise en place plus tôt dans la journée, pour faire le point sur les violences de la journée, a fait savoir Matignon.
Quelque 400 personnes ont été interpellées, a indiqué le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez, qui a dénoncé la présence en marge des cortèges "des groupes de casseurs - plusieurs centaines, plusieurs milliers parfois selon les lieux - à l'instigation très claire de l'ultragauche".
La CGT de son côté a appelé le gouvernement à "arrêter de réprimer" et à "répondre immédiatement aux revendications sociales", annonçant la mobilisation "la plus importante depuis la rentrée" avec "1.750 rassemblements ou manifestations" en France. Elle a appelé "à poursuivre" une "mobilisation pacifique" en vue notamment de "la grande journée intersyndicale de grève et de manifestation interprofessionnelle du 5 novembre".
Sur le site 17octobregiletjaune.net, l'appel à la mobilisation s'adressait aussi aux habitants des quartiers, paysans, ouvriers ou retraités, invités à descendre dans la rue et sur des ronds-points ou autour de stations-services, de péages ou d'axes de circulation. Peu de blocages ont toutefois été constatés par les journalistes de l'AFP, à part quelques ronds-points, autre écho au mouvement des gilets jaunes.
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