Des négociations Russie-Ukraine sont «prévues» à Abou Dhabi en novembre, selon Moscou
Des négociations directes entre la Russie et l’Ukraine sous médiation américaine sont « prévues » en novembre à Abou Dhabi aux Émirats arabes unis, a indiqué vendredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
La Russie s’est dite prête à reprendre ces pourparlers de paix, au point mort depuis le début de l’année, à l’issue d’une rencontre mercredi entre le président russe Vladimir Poutine et Steve Witkoff, envoyé spécial de Donald Trump.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait aussi indiqué y être favorable.
« Ces pourparlers […] sont prévus pendant la première moitié de novembre à Abou Dhabi », a déclaré à la presse M. Peskov.
Cette annonce intervient sur fond d’intensification d’efforts diplomatiques par la Maison-Blanche, dont l’émissaire Steve Witkoff s’est entretenu mardi et mercredi d’abord à Oslo avec M. Zelensky et des dirigeants européens puis à Saint-Pétersbourg avec M. Poutine pour réanimer les pourparlers de paix.
Après ces rencontres, l’Ukraine comme la Russie se sont dites prêtes à reprendre les négociations directes sous médiation américaine.
Moscou, qui mène une offensive à grande échelle en Ukraine depuis février 2022, a évoqué une date « vers le 10 novembre », tandis que Kiev a plaidé pour des discussions « dès que possible ».
Vladimir Poutine a toutefois prévenu jeudi soir que le but de ces négociations viserait « un accord final » et non « une espèce de courte pause dans les combats », comme le demandent Kiev et ses alliés.
En attendant, les deux belligérants poursuivent leurs attaques.
Encore des limites sur Starshield, selon Kiev
Kiev a affirmé vendredi que des restrictions affectaient toujours le système de communication militaire satellitaire Starshield de SpaceX, malgré l’annonce par le président américain Donald Trump la veille selon laquelle Elon Musk avait rétabli l’accès au réseau pour les forces ukrainiennes.
« Ce matin encore, des cas de perte de signal continuent d’être observés à des vitesses de 161 km/h. Il n’y a pour l’instant aucune confirmation que les restrictions aient été levées », a assuré une source au sein du ministère ukrainien de la Défense aux journalistes, dont l’AFP.
Depuis plusieurs jours, Kiev assure que le système de communication Starshield, pendant militaire du réseau Starlink, a été restreint pour l’armée ukrainienne.
Ces restrictions impliquent que le signal entre un satellite et une antenne soit interrompu lorsque cette dernière se déplace au-delà d’environ 160 km/h, compliquant en particulier les missions de drones intercepteurs et certaines frappes à moyenne portée.
La veille, Donald Trump avait pourtant assuré qu’Elon Musk avait « relancé » Starshield, après des informations du Wall Street Journal selon lesquelles le président américain avait personnellement demandé au patron de SpaceX de lever ces restrictions.
Le quotidien américain rapportait que plusieurs responsables ukrainiens et américains avaient constaté une amélioration du fonctionnement du réseau jeudi, tout en soulignant qu’il « n’était pas pleinement rétabli ».
Elon Musk avait suggéré que la décision relevait du gouvernement américain, tandis que la Maison-Blanche, Marco Rubio et le Pentagone ont assuré qu’aucune instruction n’avait été donnée pour limiter le réseau.
Cet incident intervient alors que les tensions se sont accrues ces derniers jours entre Kiev et Washington.
Mardi, Volodymyr Zelensky s’est entretenu avec Marco Rubio au sujet du rétablissement de Starshield et de la livraison d’intercepteurs de missiles, après avoir accusé les États-Unis de ralentir délibérément certaines aides militaires essentielles.
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