L'opposant et ancien Premier ministre guinéen Sidya Touré sera inhumé en Côte d'Ivoire

À la suite du décès de Sidya Touré à Paris le 25 septembre dernier, sa famille a fait le choix de l'enterrer dans le pays où il a réalisé l’essentiel de sa carrière administrative et où il vivait en exil depuis près de cinq ans. Une inhumation dans son pays natal était « inconcevable » en raison des « humiliations » qu'il a subi « de la part du pouvoir guinéen », affirme un cadre de son parti dissout en mars dernier. L'arrivée du corps de Sidya Touré à Abidjan est prévue ce vendredi 2 octobre.
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Avec notre correspondante à Abidjan, Fanny Noaro-Kabré
Une semaine après le décès à l'âge de 81 ans de Sidya Touré, le 25 septembre dernier, à Paris, la dépouille de l'opposant et ancien Premier ministre guinéen est attendue, ce vendredi 2 octobre, à Abidjan. Deux fois candidat à l’élection présidentielle en Guinée, ce dernier vivait depuis plusieurs années en exil en Côte d'Ivoire où il va finalement être enterré.
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Après l'arrivée du corps de Sidya Touré en début d’après-midi à l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny, plusieurs jours dédiés aux condoléances officielles vont avoir lieu au domicile familial de Cocody. L'inhumation est quant à elle prévue jeudi 8 octobre.
Bien que les autorités guinéennes aient formulé « le vœu qu’il puisse reposer en Guinée », selon les mots du Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah, la famille de Sidya Touré a finalement fait le choix de l’enterrer en Côte d’Ivoire, pays où il a réalisé l’essentiel de sa carrière dans l’administration. Son inhumation en Guinée était « inconcevable », explique un cadre de l’Union des forces républicaines (UFR), le parti que dirigeait Sidya Touré dissout en mars dernier. « Il a subi trop d’humiliations de la part du pouvoir guinéen : même sa maison a été confisquée ! », poursuit la même source.
Depuis près de cinq ans, l’opposant vivait en exil à Abidjan où il avait conservé une relation privilégiée avec Alassane Ouattara - qu’il appelait affectueusement « grand-frère » - dont il avait été le directeur de cabinet dans les années 1990, à l'époque où celui-ci occupait la fonction de Premier ministre.
Si aucune confirmation officielle n’a été faite sur une éventuelle présence aux obsèques du président ivoirien, celle-ci « parait [toutefois] couler de source », confie-t-on dans l’entourage du chef de l’État où l'on précise aussi qu’il est « personnellement impliqué dans l’organisation des obsèques ». Un autre signe du lien étroit qui unissait les deux hommes...
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