La face sombre de l’IPTV illégale : ce qui se cache derrière un business qui rapporte des millions d’euros, « les réseaux les plus sophistiqués ont de nombreuses solutions de secours »

Des milliers de chaînes de télévision, tous les matchs de football, un catalogue complet de films et de séries, le tout pour seulement quelques dizaines d’euros par mois. L’offre de l’IPTV est tout simplement imbattable et pour cause, il s’agit évidemment d’un service pirate car, pour avoir une offre légale aussi complète, il faudrait débourser des centaines (voire des milliers) d’euros. Et même si c’est illégal, des milliers de Belges continuent de profiter du service, malgré les tentatives des autorités pour contrer ce fléau.
Le problème, c’est que pour les clients, le fonctionnement semble simple. Beaucoup trop simple. Il paie un abonnement à un revendeur, installe une application ou branche un boîtier et accède à une offre immense. Mais derrière cet écran, il existe toute une chaîne d’acteurs, dont certains peuvent gagner beaucoup d’argent sans produire le moindre contenu. « Les groupes sont divers, mais il s’agit généralement d’organisations criminelles professionnelles, disposant de moyens sophistiqués pour optimiser leur infrastructure technique », nous explique l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO). Toutes les offres pirates ne fonctionnent toutefois pas à cette échelle puisque, à côté de réseaux internationaux, il existe aussi de petits revendeurs locaux.
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