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Thursday, October 1, 2026

Femmes présentant un diabète de type 1 | La santé physique et psychosociale serait moins bonne après la ménopause

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La santé physique et psychosociale des femmes présentant un diabète de type 1 semble moins bonne après la ménopause, ce qui pourrait nécessiter une réévaluation du plan de traitement, conclut une chercheuse montréalaise.

Publié à

Jean-Benoit Legault La Presse Canadienne

Plus concrètement, les femmes ménopausées présentaient un risque plus élevé de rétinopathie, de maladies cardiovasculaires, de neuropathie, de chutes et de symptômes dépressifs allant de modérés à sévères. Elles étaient aussi moins susceptibles d’avoir reçu une prescription pour des antihypertenseurs et des hypolipidémiants.

« Ce qu’on a trouvé (en bout de compte), c’était qu’il y avait plusieurs choses qui étaient pires chez les femmes après la ménopause qu’avant la ménopause », a résumé l’auteure de l’étude, la professeure Jane Yardley de l’Institut de recherches cliniques de Montréal.

Mme Yardley et ses collègues ont étudié les dossiers de 211 femmes âgées de 40 à 60 ans, dont 90 femmes ménopausées et 121 femmes préménopausées.

L’équipe s’est intéressée à des complications cliniques du diabète de type 1, comme la rétinopathie, la neuropathie, les maladies cardiovasculaires et les chutes ; à la gestion du diabète, comme les doses d’insuline, l’hypoglycémie et la prise de médicaments ; et à des questions psychosociales, comme les symptômes dépressifs et la peur de l’hypoglycémie.

Les femmes ménopausées atteintes de diabète de type 1, écrivent les auteurs, « présentaient des profils de santé physique et psychosociale moins favorables que les femmes préménopausées, ce qui souligne la nécessité de mener des études prospectives afin de clarifier ces associations ».

Les femmes ménopausées avaient davantage de problèmes de santé physique et mentale que les femmes préménopausées, a dit Mme Yardley. Il importe donc, au besoin, de réévaluer les soins offerts après la ménopause pour s’assurer qu’ils sont toujours optimaux, selon elle.

L’amélioration des soins de santé disponibles signifie que les patientes qui présentent un diabète de type 1 vivent maintenant plus longtemps et en meilleure santé, a-t-elle ajouté, « alors on commence à voir se développer des problèmes qu’auparavant on n’avait jamais remarqués ».

On a des données (canadiennes) très intéressantes qui montrent que la masse musculaire, la force musculaire et la qualité des muscles diminuent davantage après la ménopause chez les femmes qui ont un diabète de type 1.

Jane Yardley

Il n’est donc « pas surprenant » que les risques de chute aient été plus importants chez les femmes ménopausées, a-t-elle poursuivi, « parce qu’on voit que la qualité des muscles, la densité osseuse, tout ça, ça diminue plus rapidement avec les femmes qui ont un diabète de type 1 et il y a comme un point d’inflexion après la ménopause ».

« Certains de ces risques ont été sous-estimés pendant longtemps, et il se peut qu’on n’ait pas accordé suffisamment d’attention à certains risques potentiels, a dit Mme Yardley. Ceux liés à la santé mentale, en particulier, me semblent vraiment importants, car ce sont des risques qui ne sont pas mesurables physiquement. Il faut un peu plus de temps pour les analyser en profondeur. »

De manière plus large, a-t-elle ajouté, ces résultats rappellent à quel point la santé des femmes s’est longtemps retrouvée dans l’angle mort de la recherche médicale. Les femmes étaient souvent exclues des études justement parce que leurs hormones compliquaient la recherche et on supposait que les résultats obtenus chez les hommes s’appliquaient à elles, ce qui n’est pas le cas.

Le diabète de type 1 en est un bon exemple, a dit Mme Yardley.

« On a maintenant de bonnes données qui montrent que le cycle menstruel chez les femmes avec un diabète de type 1 change les demandes d’insuline dans les différentes phases du cycle, a-t-elle illustré. Par exemple, surtout dans les trois à sept jours avant les règles, les femmes ont besoin de plus d’insuline pour garder le même niveau de glycémie. »

Les conclusions de cette étude ont été publiées par le journal Diabetes Research and Clinical Practice.

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