Ils pensaient fouiller un bastion médiéval, mais sous les ruines de ce château français, les archéologues ont fait une découverte qu’ils n’attendaient absolument pas

En 2025, deux campagnes de fouilles archéologiques ont été menées au château d'Hyères, dans le Var, afin de mieux comprendre l'évolution de cette ancienne forteresse. En juin, les recherches se sont concentrées sur la partie occidentale de son enceinte, dans la continuité des investigations engagées en 2024.
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Les archéologues y ont notamment découvert un moulin à sang, autrefois actionné par la force animale ou humaine, mesurant près de 3,50 mètres de diamètre. Ils ont également commencé à reconstituer les voies de circulation longeant les courtines, ces murs reliant les ouvrages défensifs, jusqu'à la tourelle nord-ouest.
En septembre, les chercheurs ont investi un autre secteur, situé près de la porte sud du château. Jusqu'alors, les vestiges visibles étaient interprétés comme ceux d'un bastion flanqué de deux tours. Pourtant, leur dégagement allait révéler une tout autre fonction.
Une église dissimulée dans les vestiges
Les fouilles ont permis d'identifier les restes d'une église orientée selon un axe est-ouest, dotée d'un chevet semi-circulaire. Plus surprenant encore, ce dernier correspond à ce que les archéologues considéraient auparavant comme la tour nord du bastion.
À proximité de l'édifice religieux, plusieurs sépultures ont également été mises au jour. Deux tombes à coffrage, orientées nord-sud, avaient été aménagées de part et d'autre d'un mur contrefort. Deux autres, orientées est-ouest, ont ensuite été installées dans l'angle formé par ce contrefort et le mur de l'église, recoupant partiellement une sépulture plus ancienne.
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À l'intérieur du bâtiment, fortement perturbé au fil du temps, les chercheurs ont identifié d'autres inhumations. Ces tombes en pleine terre semblent avoir été creusées dans un épais remblai constitué après l'abandon de l'église.
Vue aérienne des vestiges découverts au château d’Hyères. Deux tombes à coffrage ont été aménagées de part et d’autre d’un mur contrefort, avant que deux autres sépultures ne soient installées à proximité, recoupant partiellement une tombe plus ancienne. © Paul Francois et David Ollivier
De nouvelles fouilles pour percer le mystère
Au total, près d'une quinzaine d'inhumations ont été fouillées sous la direction de Yann Ardagna, avec la collaboration de Lucie Robert. D'autres sépultures, encore inexplorées, ont été repérées dans l'ancien chœur et la nef de l'édifice.
Parallèlement, l'étude des fortifications s'est poursuivie sous la direction de Paul François. Une plateforme quadrangulaire surmontée d'une tour circulaire, destinée à protéger la porte nord-ouest, a notamment fait l'objet de relevés par scanner laser 3D et drone.
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