Jusqu’à cinq heures d’attente à Brussels Airport : l’aéroport annonce des mesures pour réduire les files !


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Les longues files d’attente aux contrôles frontaliers continuent de poser problème à Brussels Airport. Fin septembre, certains voyageurs non européens ont dû patienter jusqu’à cinq heures avant de franchir les contrôles. « Les temps d’attente restent trop élevés », reconnaît vendredi l’aéroport, qui annonce l’installation de postes de contrôle supplémentaires.
Selon Brussels Airport, ces difficultés sont principalement liées à l’entrée en vigueur du nouveau système européen d’enregistrement des entrées et des sorties (EES). « Le temps de traitement moyen par passager soumis à l’obligation de visa, lors du pic matinal des arrivées, est deux à trois fois plus long en raison de l’EES », explique l’aéroport. Une augmentation bien supérieure aux prévisions initiales, qui touche également d’autres aéroports européens.
Ce ralentissement s’explique notamment par l’enregistrement des données biométriques des voyageurs en provenance de pays situés hors de l’espace Schengen. Les contrôles comprennent désormais la prise d’une photographie du visage et le relevé des empreintes digitales. Par ailleurs, certains passagers qui pouvaient auparavant emprunter les portiques automatiques doivent désormais passer par des guichets tenus par des agents, ce qui contribue à allonger les files.
De nouveaux postes de contrôle dès décembre
Pour tenter de fluidifier le passage des voyageurs, Brussels Airport prévoit de renforcer ses infrastructures. Huit postes de contrôle supplémentaires avec personnel seront installés en décembre pour les passagers à l’arrivée, portant leur nombre total à vingt. Six nouveaux portiques automatiques viendront également s’ajouter aux douze déjà existants début 2027.
L’aéroport avait aussi installé l’an dernier soixante bornes de préenregistrement destinées aux voyageurs non-Schengen. Ces dispositifs doivent permettre d’effectuer une partie des formalités avant de poursuivre le contrôle aux portiques automatiques ou à un guichet manuel simplifié. Ils ne sont toutefois toujours pas opérationnels en raison de « problèmes techniques chez les fournisseurs des autorités publiques ». Ces bornes pourraient notamment contribuer à réduire les délais pour les passagers au départ.
En parallèle, des policiers supplémentaires sont en cours de formation afin de renforcer les effectifs aux postes de contrôle.
Brussels Airport réclame également un assouplissement des règles permettant aux voyageurs non européens d’utiliser les portiques automatiques. L’aéroport plaide aussi pour la mise en place d’une application permettant aux passagers de s’enregistrer avant leur arrivée. Enfin, il souhaite que l’enregistrement des données biométriques puisse être temporairement suspendu lorsque les temps d’attente deviennent excessifs.
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