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Monday, October 26, 2026

Brésil : le 4e mandat de Lula, des réformes sociales face au défi colossal de la dette

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La question qui se pose à l'issue de sa victoire face à Flavio Bolsonaro est désormais la suivante : comment Lula parviendra-t-il à financer ces aides sociales ? Car le déficit public devient inquiétant, tout comme la dette.

Or, la croissance a clairement ralenti depuis deux ans. Et le pouvoir d’achat des Brésiliens s’est affaibli. 1,6% ou 1,8% de taux de croissance cette année pour le Brésil alors que la première économie d’Amérique latine dépassait largement les 3% il y a deux ans. Et la banque centrale brésilienne ne prévoit pas d’amélioration pour l’an prochain. Les taux d’intérêt pèsent très lourd également. Le Selic, principal taux directeur brésilien, a grimpé jusqu’à 15%.

Résultat : les crédits deviennent presque impayables. L’endettement des familles, de la classe moyenne, atteint des sommets. Plus d’un Brésilien sur trois est endetté. Les taux d’intérêt impactent aussi évidemment les entreprises, PME ou grands groupes, qui peinent à payer leurs factures.

Et puis, si les taux grimpent pour la population, ils grimpent aussi pour l’État. La dette brésilienne tourne autour de 83% du PIB. La charge de la dette dépasse 8% du PIB, de la richesse nationale, pour un déficit de plus de 9%.

En Belgique, la dette dépasse 100% du PIB, mais les intérêts coûtent 2,3% du PIB, pour un déficit de 5,3%. Réussir à réduire les dépenses publiques sans menacer les programmes sociaux : le casse-tête ne sera pas facile à résoudre.

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