Les 24 heures vélo de LLN ont cinquante ans : "Une merveilleuse démonstration de ce dont est capable notre jeunesse"

Louvain-la-Neuve est en ébullition, comme chaque année à l'occasion des 24 heures vélo, dont le coup d'envoi sera donné ce mercredi en début d'après-midi. Environ 45.000 personnes y sont attendues. Pour les 103 équipes qui participent à la course, toutes catégories confondues, l'heure est aux ultimes préparatifs. Devant leur garage, ces jeunes étudiants originaires de Chimay fignolent leur vélo décoré aux couleurs de leur région.
"On a décidé de recréer l’auberge de Poteaupré située à côté de Chimay, explique Erwan. C’est là où tous les visiteurs de la région viennent déguster les bières, les fromages et les produits de notre région."
Un peu plus loin, des étudiants liégeois ont choisi les fêtes du 15 août comme thème de leur vélo folklorique.
"Ça va être chouette de rouler pour présenter ça à tout le monde et que tout le monde puisse voir ce qu’on a fait, parce qu’on en est fier", se réjouit Romane.
Le vélo folklorique des étudiants de Chimay. © Hugues Van Peel – RTBF
Les 24 heures, c’est donc aussi un grand brassage des traditions, où la créativité a toute sa place.
"C’est quand même un chouette événement dans le sens qu’on se creuse les méninges tous ensemble autour d’un vélo et d’un projet, explique Arsène, originaire d’Enghien. Nous, on a choisi de représenter l’église d’Enghien, avec la procession de la Saint-Jean."
L’âme des 24 heures
L’implication de ces jeunes reflète bien la tradition des 24 heures, ancrée dans l’histoire de Louvain-la-Neuve et de l’UCLouvain. En 50 ans, l’événement s’est professionnalisé. Certains regrettent la simplicité des débuts, d’autres assurent cependant que la course et la fête ont conservé leur âme.
"On retrouve la saveur de cette jeunesse, son imagination, sa spontanéité, sa loufoquerie, son goût d’innover, de vivre et de fêter ensemble, commente Jean-François Van Drooghenbroeck, vice-recteur aux affaires étudiantes de l’UCLouvain. C’est une merveilleuse démonstration de ce dont est capable notre jeunesse."
Hugues Michaux, l’un des fondateurs des 24 heures, avec Pauline Willemart, présidente du CSE. © Hugues Van Peel – RTBF
La fierté des créateurs
L’enracinement des 24 heures dans la vie étudiante ne cesse non plus d’étonner ceux qui ont créé l’événement en 1976.
"On voulait faire une animation pour réunir tout le monde, se souvient Hugues Michaux, ancien membre du CSE. Il n’y avait pas de barrières, pas de clôtures et je ne suis pas sûr que tous les vélos étaient équipés de phares. On ne pensait pas à ça. C’était beaucoup plus artisanal. Chaque kot avait mis une tonnelle et distribuait des boissons, vendait des gaufres et des histoires comme ça. Personne ne s’imaginait à l’époque que ça allait devenir ce que c’est devenu. Mais je suis très fier de voir à quoi on est arrivé et j’espère que ça va encore perdurer des années."
A l'occasion des 50 ans des 24 heures, l'UCLouvain, le CSE et le Photokot proposent une exposition rétrospective, à découvrir au Forum des Halles, à côté des guichets de la gare, jusqu'au 26 février 2027.
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