Espagne : Pedro Sanchez assure travailler "d’arrache-pied" à résoudre la crise du logement

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a assuré dimanche à Maricarmen Abascal, une octogénaire expulsée devenue le symbole de la crise du logement en Espagne, que son gouvernement travaillait "d’arrache-pied" pour présenter un texte de protection des locataires lors du prochain conseil des ministres, mardi.
Mercredi, les images de l’expulsion de Maricarmen Abascal de son logement ont fait l’effet d’un électrochoc dans le pays et remis la crise du logement en Espagne sur le devant de la scène, à l’approche des élections législatives, elles aussi prévues en 2027. Depuis samedi soir, plusieurs centaines de manifestants et de militants occupent une partie de la vaste place du centre ultra touristique de Madrid pour dénoncer cette expulsion, et plus généralement réclamer davantage de droits pour les locataires.
Lors du prochain conseil des ministres, le gouvernement du socialiste Pedro Sanchez devrait approuver un train de mesures surnommé le "décret Maricarmen", qui prévoit le renouvellement automatique des contrats de location et un renforcement des restrictions sur les expulsions. Toutefois, il n’est pas certain que ces mesures soient adoptées par le Parlement, où le gouvernement de M. Sánchez ne dispose pas de la majorité. Un projet de loi similaire avait été rejeté plus tôt cette année.
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