Outre-mer: quels sont les atouts économiques des territoires ultramarins

À l’occasion du premier sommet Choose Outre-mer, organisé ce jeudi 1er octobre à Paris, les territoires ultramarins veulent mettre en avant leurs atouts économiques et attirer davantage d’investisseurs. Avec près de trois millions d’habitants et une présence française sur plusieurs océans, les Outre-mer disposent de nombreux atouts, mais doivent aussi diversifier leurs économies et faire émerger de nouvelles filières.
Quand on parle d’économie française, on pense spontanément à la métropole et aux grands pôles industriels de l’Hexagone. Beaucoup moins aux Outre-mer. Pourtant, ces territoires représentent pratiquement trois millions d’habitants et donnent à la France une présence économique et stratégique sur plusieurs océans. Au total, les Outre-mer représentent environ 2,45 % du PIB français. Mais leur importance dépasse largement leur poids économique.
Grâce à ses territoires ultramarins, la France possède près de 11 millions de kilomètres carrés de zone économique exclusive (ZEE). Il s’agit d'un espace maritime dans lequel un État dispose de droits exclusifs pour explorer, exploiter, gérer et conserver les ressources naturelles, tout en conservant certains droits à l'égard des activités qui s'y déroulent. Cette immense superficie maritime fait de la France la deuxième puissance maritime mondiale, derrière les États-Unis. Elle lui donne surtout des points d’ancrage dans plusieurs grandes régions du monde.
La Guyane ouvre ainsi une fenêtre sur l’Amérique du Sud et accueille le Centre spatial guyanais. La Réunion et Mayotte placent la France dans l’océan Indien. Les Antilles l’inscrivent dans la région caraïbe, tandis que la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française et Wallis-et-Futuna l’installent au cœur du Pacifique. Cette présence est évidemment importante sur le plan diplomatique et militaire, mais elle possède également une dimension économique. Les territoires ultramarins constituent des relais d’influence de la France et peuvent servir de plateformes pour travailler sur les différents marchés régionaux. Un potentiel qui, selon les promoteurs de Choose Outre-mer, reste encore largement à exploiter.
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Des filières historiques confrontées à de nouveaux défis
C’est tout l’enjeu du premier sommet Choose Outre-mer, organisé ce jeudi 1er octobre à Paris : attirer des investisseurs pour faire évoluer les activités locales et en faire émerger de nouvelles. Plusieurs filières historiques arrivent aujourd’hui à maturité ou connaissent des difficultés. C’est notamment le cas de la banane, de la canne à sucre, de la pêche ou encore du nickel en Nouvelle-Calédonie. La concurrence internationale et le changement climatique contribuent, parmi d’autres facteurs, à faire évoluer ces secteurs.
En Nouvelle-Calédonie, le nickel reste un pilier central de l’économie. Mais la filière est déficitaire depuis plusieurs années et particulièrement exposée aux cours mondiaux ainsi qu’à la concurrence internationale. Son modèle économique doit donc évoluer. Autre exemple : la Guyane et le spatial. Le Centre spatial guyanais constitue une activité à forte valeur ajoutée pour le territoire. Mais l’arrivée de nouveaux acteurs privés, comme SpaceX, transforme le secteur spatial mondial et ouvre de nouvelles perspectives pour le site de Kourou. L’enjeu est alors que cette richesse bénéficie davantage à l’économie locale, notamment à travers la sous-traitance et le développement d’un véritable écosystème autour du spatial.
Économie bleue, numérique et agriculture : les relais de croissance
L’ambition est donc de diversifier les activités pour trouver de nouveaux relais de croissance. Parmi les pistes identifiées figure notamment l’économie bleue, avec la pêche, l’aquaculture ou encore les biotechnologies marines. Les Outre-mer peuvent également miser sur le numérique et l’intelligence artificielle, mais aussi sur l’agriculture et la valorisation de produits locaux, comme la vanille.
L’idée, à chaque fois, est la même. Créer davantage de valeur sur place, développer les entreprises et les emplois, et faire des Outre-mer non seulement des territoires où l’on investit, mais aussi des territoires capables d’exporter davantage et de rayonner sur leurs marchés régionaux. C’est précisément l’un des objectifs affichés par Choose Outre-mer : faire connaître ces opportunités aux investisseurs et contribuer à faire émerger de nouvelles activités économiques dans les territoires ultramarins.
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