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Sunday, September 27, 2026

Et si on votait pour Martin St-Louis ?

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Vous ne savez toujours pas pour qui voter, le 5 octobre prochain ? Et si on votait pour Martin St-Louis ? Et si on votait pour le Canadien ? Je sais, ça ne se peut pas, mais on peut bien rêver, on nous a si peu fait rêver durant cette campagne. Imaginons que le PCH existe, le Parti du CH. Son slogan, sa promesse : la reconstruction du Québec ! On en a bien besoin.

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Lors des débats, St-Louis tire son épinglette du jeu, avec des phrases chocs dont lui seul a le secret :

« Québécois, Québécoises, tu peux pas juste jouer ta game, faut que tu joues la game, faut que tu amènes ta game dans la game. » Citation rappelant le fameux « Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays » du président Kennedy.

Autre perle de Martin : « L’important, c’est pas le plancher, l’important, c’est le plafond, surtout à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont. »

À propos de son futur Conseil des ministres : « Tu veux toujours aller chercher la meilleure chaise possible. Mais tu dois rester réaliste et savoir qui est assis dans les chaises devant toi. Tu dois prendre une chaise et jouer le rôle de cette chaise-là, en essayant de monter de chaise. » On dirait un conseil destiné à Bernard Drainville.

À propos du temps d’attente à l’urgence : « Dans la vie, tout a une date d’expiration, la patience aussi. »

À propos des coupes pour retrouver l’équilibre budgétaire : « Ce sont des choses qui ne sont pas nécessairement le fun, mais faut que tu les fasses comme si t’étais en amour. Comme vider le lave-vaisselle. »

Avec de telles affirmations, ses adversaires sont restés sur le banc.

Le programme du PCH a été concocté par les deux éminences grises du parti, Jeff Gorton et Kent Hughes. Voici leur plan pour le Québec…

Arrivé au pouvoir, un gouvernement du CH met en place un département analytique pour effectuer la transformation numérique de l’État, sans faire faillite.

Puis il mise, avant tout, sur la jeunesse. On arrête de penser à court terme, de manquer de vision, d’avoir les deux yeux dans le même trou budgétaire, et on prépare le futur. On accepte de traverser une période plus difficile pour atteindre la prospérité dans quelques années. Une prospérité appelée à durer. Bref, on a un projet de société. Miser sur les générations futures. Mieux les encadrer, mieux les éduquer, mieux les préparer à faire gagner le Québec.

Le fondement de la réussite communautaire, c’est la formation, c’est l’éducation. Un sujet complètement occulté de la présente campagne. La force de St-Louis, c’est ça, montrer à ses équipiers comment s’améliorer. Comment utiliser leur plein potentiel.

Au lieu de sacrifier le futur pour patcher le présent, on privilégie le futur en le préparant au présent. Chaque geste n’est pas fait dans le but de gagner les prochaines élections, mais dans le but d’améliorer la vie des citoyens.

On n’est pas élu pour être réélu, on est élu pour que l’équipe marque des buts. Pour que l’équipe gagne. Et l’équipe, c’est toute la nation, pas juste sa clique. Ce sont autant des membres qui viennent d’ici que des membres qui viennent d’ailleurs.

Le hic avec ce projet à long terme, bien sûr, c’est le mandat de quatre ans. Ça ne donne pas beaucoup de temps.

Le trio Gorton–Hughes–St-Louis a pris le pouvoir au Centre Bell fin 2021, début 2022 ; quatre ans plus tard, ils conduisaient le Canadien en séries, dans le carré d’as. C’est juste, mais ça se fait. Une chose est certaine, l’avenir du Tricolore est tellement prometteur que si on avait à voter pour eux, en ce moment, pour un second mandat de quatre ans, on le ferait allègrement.

Un parti bleu-blanc-rouge qui unirait autant les bleus que les rouges, avouez que ça serait euphorisant. Le Canadien est la seule entité qui réussit à rassembler tous les Québécois : les indépendantistes, les fédéralistes, les conservateurs, les solidaires, les réactionnaires, les wokistes, les pauvres, les riches et ceux dont les moyens sont moyens.

Bien sûr, tout cela n’est qu’une fantaisie, mais les partis en place devraient s’inspirer de la démarche du CH. Pendant des années, l’équipe tournait en rond, en se contentant du milieu du peloton, puis la nouvelle administration a trouvé la façon de prendre les devants.

On reprend souvent les phrases les plus étonnantes de Martin St-Louis en omettant de citer la plus importante qu’il ait prononcée, à son arrivée avec le club, en février 2022 : « À partir de maintenant, cette équipe doit s’amuser. »

Voilà quel était l’objectif principal. Il a tout fait pour ça. Et à voir les sourires de Caufield, Demidov, Suzuki, Slafkovský, Hutson, Danault, Carrier et les autres, il a réussi.

Qui a parlé du bonheur des Québécois durant les dernières semaines ? Qui a dit vouloir nous rendre heureux ?

Qui a dit : « À partir de maintenant, le Québec doit s’amuser » ?

Ma question de l’urne, pour les élections du 5 octobre, est la suivante : « Qui de Christine, Paul, Charles, Ruba ou Éric a le plus de Martin St-Louis en lui ? »

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