Hausse des prix du gaz : les Bruxellois moins bien lotis

Les prix de l'énergie poursuivent leur ascension en cette fin d'année, c’est l’une conséquence des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Cette hausse touche toutes les régions mais elle serait plus difficile à encaisser pour les ménages bruxellois. En effet, les spécialistes préconisent d’opter pour un contrat fixe mais les offres sont limitées dans la capitale.
Regardons les prix des tarifs fixes de plus près. Selon l’organisation de défense des droits des consommateurs Testachats, en Wallonie, en octobre, les clients paient en moyenne 9,05 c€/kWh (uniquement pour le coût de l’énergie, TVA de 6% comprise) pour un contrat de gaz à prix fixe. L’offre la plus basse sans réduction s’établit à 7,91 cents le kWh, et 7,37 cents avec la réduction pour les nouveaux clients comprise. En Flandre, les contrats à prix fixe continuent à monter également pour atteindre une moyenne de 8,97 cents/kWh et l’offre la plus basse est au même prix qu’en Wallonie.
A Bruxelles, les prix augmentent aussi par rapport à septembre, notamment pour le gaz naturel. Mais dans la capitale, il n’y a qu’une "poignée d’offre de tarifs fixes", pointe Testachats. Le prix moyen d’un contrat de gaz à prix fixe est de à 9,04 euros c€/kWh, soit "une hausse de 7 à 8%" depuis le mois dernier, précise Jean-Philippe Ducart, porte-parole de Testachats, "et malheureusement, les prix du gaz vont continuer à augmenter."
Le tarif le plus bas est à 8,78 cents/kWh en octobre (en baisse par rapport à septembre), "ce qui représente 1900 euros pour une consommation moyenne d’un ménage de 17.000 kWh en gaz par an. Pour le top 5 (des fournisseurs, ndlr), on est dans une moyenne de 2000 euros par an."
L'écart entre les prix concernant les contrats d'électricité est encore plus marqué. A titre d'exemple, en Wallonie le prix le bas est à 13,57 cents le kWh contre 22,76 cents le kWh à Bruxelles.
Dans ce contexte de hausse généralisée, les experts conseillent d’opter pour un contrat fixe afin de limiter la casse. Mais là où le client flamand ou wallon peut faire jouer la concurrence et obtenir des réductions, la marge de manœuvre est plus étroite dans la capitale.
Pourtant, depuis le 1er octobre, de nouvelles obligations permettent au consommateur de bénéficier directement de promotions, qui ne peuvent plus être conditionnées à l’obligation de rester un an chez le même fournisseur, par exemple.
En région bruxelloise, il y a des promotions mais celles-ci sont "peut-être plus limitées, précise Jean-Philippe Ducart. Et plutôt pour des offres variables, pas des contrats fixes.
Cela représente une quinzaine d’offres, c’est beaucoup moins que sur les marchés flamand et wallon.
Cela s’explique par la faible concurrence. "Il y a assez peu d’offres sur le marché. En théorie, il y a aujourd’hui six fournisseurs mais c’est en théorie car seuls trois fournisseurs font encore réellement offre et démarchent les consommateurs sur des offres de gaz et d’électricité. Cela représente une quinzaine d’offres, c’est beaucoup moins que sur le marché flamand et le marché wallon."
En résumé, cette faible concurrence à Bruxelles fait que les différences entre fournisseurs sont moindres que dans les deux autres régions. Par exemple, là où il y aura une différence entre fournisseurs de 250 ou 300 euros en Wallonie, elle sera de 80 ou 90 euros à Bruxelles, selon Testachats.
Dernière précision, le montant de votre facture comprend les prix de consommation mais aussi diverses redevances et taxes, ainsi que des frais de réseau (coûts de distribution et de transport) qui varient en fonction de votre consommation et de votre lieu de résidence.
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