Pénurie d’eau dans plusieurs communes wallonnes

Jean-Pierre Gobeaux, fontainier, vient 2 fois par jour – et évidemment - tous les jours vérifier le niveau des captages et réserves d’eau disponibles. Avec la sécheresse de cet été, les réserves se vident petit à petit. Depuis trois semaines, le constat est souvent le même et il est inquiétant. "Il reste une vingtaine de centimètres. D’habitude, ça passe au-dessus de la plaque. Elle est presque à sec. Moi, ça fait une bonne trentaine d’années que je suis ici. Je n’ai jamais vu ça ", explique-t-il dépité.
L’eau de ces réserves doit alimenter plusieurs villages comme Salles, Robechies ou Bailièvre. Face à la baisse, la pression du réseau a été diminuée par la commune. Yvon, agriculteur utilise sa propre citerne en plus de l’eau courante. Mais ce n’est plus suffisant. "Ça devient de plus en plus difficile pour abreuver le bétail. Sans pluie, l’herbe ne pousse plus. C’est très compliqué pour nourrir les bêtes. On est plusieurs à venir à la suite. La citerne est vide et ça devient impossible d’avoir de l’eau. Il faut attendre et revenir plus tard".
Pour éviter que les villages ne tombent à sec, la commune de Chimay fait donc appel à des citernes externes pour compléter ses réserves. Une solution temporaire et utilisée dans d’autres communes en Wallonie. "C’est une surveillance rapprochée, et il y a une légère diminution de la pression également" ajoute le bourgmestre Tanguy Dardenne. Depuis le 10 août dernier, il est également interdit d’arroser les pelouses ou de nettoyer à grandes eaux les façades ou terrasses.
La pluie devrait faire son retour prochainement mais il faudra beaucoup de précipitations pour remplir à nouveau les nappes phréatiques et les réserves.
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