Suède: les positions prorusses d'une membre du parti d'extrême droite SD créent des remous

À une semaine des législatives, les Démocrates de Suède, le parti d'extrême droite, se retrouvent au cœur d’une polémique qui touche à un sujet particulièrement sensible dans le pays : les ingérences russes. Une enquête révèle les activités prorusses d’une salariée du parti au Parlement, proche d’un de ses dirigeants. Pour une formation qui aspire à entrer au gouvernement, ces révélations sont embarrassantes.
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Avec notre correspondante à Stockholm, Ottilia Ferey
Tout commence avec une enquête du magazine antiraciste Expo, publiée jeudi 3 septembre. Elle porte sur une employée des Démocrates de Suède au Parlement, Polina Malaberg. Selon l’enquête, elle diffuse depuis des années sur les réseaux sociaux des contenus reprenant des récits favorables au Kremlin. Elle aurait notamment relayé des positions russes sur l’annexion de la Crimée, mais aussi des messages accusant les pays occidentaux de propagande. Des activités qui se seraient poursuivies après l’invasion russe de l’Ukraine en 2022.
Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Polina Malaberg aurait également eu des liens avec des organisations liées aux intérêts russes, dont Pravfond, une fondation russe déjà soupçonnée par les services suédois de participer à des opérations d’influence et surtout, elle est en couple avec Gustav Gellerbrant, un responsable des démocrates de Suède. Jimmie Åkesson, le chef de SD, affirme de son côté que le parti doit examiner les faits, mais refuse de parler de panique.
Le timing de ces révélations est loin d’être optimal pour les Démocrates de Suède qui veulent officiellement entrer au gouvernement en cas de victoire aux élections prévues le 13 septembre.
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