DIRECT – Nouvelle journée de blocage des lycées en France: plus de 400 établissements fermés ce vendredi

Les manifestations étudiantes se poursuivent vendredi 2 octobre, après plus de dix jours de mobilisations des élèves qui réclament davantage de moyens et de meilleures conditions dans les établissements. Le gouvernement a dénoncé des « violences urbaines », tandis que la mobilisation s’est également étendue aux universités. Le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, doit recevoir ce vendredi les associations lycéennes et de parents d’élèves.
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Ce qu'il faut retenir
► Plus de dix jours après le début des blocages des lycées, la mobilisation des élèves se poursuit vendredi 2 octobre. Le gouvernement a annoncé la fermeture de 400 établissements à travers le pays, devant lesquels le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez a déclaré qu'il était interdit de manifester. La veille, quelque « 900 actions » ont été recensées dans la journée à travers la France. Le mouvement s’est également étendu aux étudiants et aux universités.
► Près de 2 000 personnes ont été interpellées depuis le début de la mobilisation et 1 793 ont été placées en garde à vue depuis le 28 septembre, à la suite de débordements liés aux blocages. Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a demandé aux procureurs généraux une « grande fermeté dans la réponse pénale » envers les auteurs de ces faits.
► Face à la situation, le Premier ministre Sébastien Lecornu a présidé une cellule interministérielle de crise jeudi 1er octobre. À son issue, Matignon a estimé que le mouvement avait basculé vers des « violences urbaines » et affirmé, en s’appuyant sur les services de renseignement, que « LFI et ses proxys de l’ultra-gauche » étaient « à l’origine du mouvement ». Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a appelé jeudi les élèves mobilisés à n'utiliser « que des méthodes de lutte non-violentes ».
► La secrétaire générale de la CGT Sophie Binet a estimé jeudi que le Premier ministre se conduisait en « pyromane » dans les lycées, après l'annonce de frais d'inscription en BTS et en classes préparatoires pour les étudiants non boursiers. Le gouvernement a finalement annoncé jeudi soir qu’il renonçait à cette mesure, initialement inscrite dans le projet de budget 2027.
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