Un décès par surdose de Benadryl à Drummondville

Le coroner Yvon Garneau conclut qu’une surdose de diphénhydramine, généralement connu sous le nom de Benadryl, a mené au décès d’un homme en situation d’itinérance, le 24 juin, à Drummondville. Michel Richard, 61 ans, a été retrouvé sans vie dans une toilette de l’organisme l’Ensoleilvent.
Sans faire de nouvelle recommandation, Me Garneau ajoute sa voix à celle de Me Vincent Denault, qui a enjoint l’Ordre des professionnels de faire retirer les médicaments à base de diphénhydramine des tablettes en libre-service.
Cette recommandation est survenue à la suite du décès d’un jeune homme de 18 ans en 2023 à Saint-Mathias-sur-Richelieu. Dans les deux cas, les coroners ne concluent pas à un geste volontaire.
Yvon Garneau n’a pu retracer la provenance des médicaments. Michel Richard avait des antécédents de tension artérielle élevée et de diabète. La diphénhydramine est d’ailleurs contre-indiquée pour les personnes souffrant d'hypertension.
Un projet de règlement a été publié dans la Gazette officielle, le journal en ligne du gouvernement du Québec, le 30 juin dernier pour restreindre l’accès au médicament. Malgré les démarches entreprises, le coroner estime qu'il importe que des mesures soient rapidement mises en place
, alors que les les intoxications à ce produit sont en hausse
.
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Pas de recommandation pour l’Ensoleilvent
Le coroner n’a émis aucune recommandation pour l’organisme où Michel Richard a été retrouvé. Le directeur, François Gamelin, affirme que des mesures ont été mises en place, notamment des rondes régulières dans les espaces qui peuvent être verrouillés.
Même si le coroner ne peut conclure à un geste délibéré, il a rappelé dans son rapport que Michel Richard était connu pour [des] propos à connotation suicidaire, mais chaque consultation aux urgences coordonnée par les policiers n’a mené à aucune hospitalisation ni séjour et M. Richard ne présentait pas de danger réel pour lui-même ni pour autrui.
Les intervenants de l’organisme suivront d’ailleurs dans les prochains jours une formation Sentinelle pour rafraîchir leurs connaissances et protocoles d’intervention. François Gamelin affirme qu’il y a tout de même déjà des évaluations, mais que, lorsque les personnes sont dirigées vers l’hôpital, elles reviennent souvent dans leur organisme peu de temps après.
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