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Thursday, October 1, 2026

La revue de presse : le budget en Flandre ? "Bien plus équilibré que le gouvernement"

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"Chers Flamands, nous ne savons pas ce que demain nous réserve. Nous savons ce que nous devons faire aujourd’hui. Pour vous. Pour vos enfants. Pour vos petits enfants".

Avec cette phrase, Mathias Diependaele, le Ministre Président flamand (N-VA) aura tenté de démontrer la nécessité des mesures d’économie que son exécutif engage.

Problème ? Cela manque de vision et n’apporte aucune solution pour l’avenir, estime le quotidien. Une chose est certaine, c’est la classe moyenne qui va payer la facture. Jeunes, jeunes gens, jeunes familles.

C’est un risque, prévient le commentateur. "Quand on fait payer la classe moyenne, c’est l’économie qui en souffre". Et, à aucun moment, le chef de l’exécutif flamand n’a donné le sentiment que les lourdes économies qu’il impose aux Flamands emportent une vision commune de sa majorité.

"La méthode était laide. Le résultat est là".

Pour Het Laatste Nieuws, trois éléments devraient suffire à faire taire les critiques.

Ce gouvernement est le seul du pays à avoir tracé une voie solide vers l’équilibre budgétaire. On attend toujours les autres.

De plus, si les chiffres, les mesures et le reste des décisions ne plaisent pas, on peut toujours remettre les clefs des cabinets ministériels au FMI, l’institution qui dicte les économies à faire pour sortir un pays de la faillite.

Enfin, conclut l’éditorialiste, il n’est pas possible d’opérer 3,1 milliards d’euros sans que le citoyen ne le ressente. C’est sans doute regrettable, mais c’est ainsi. Formulé par De Tijd : "Il faut bien que l’argent vienne de quelque part". Quotidien économique qui juge, au passage que pour la classe moyenne, l’effort est réel mais pas exténuant.

© BELGA PHOTO BOAZ KEERSMAEKERS

De Standaard se fait piquant : la déclaration de septembre, c’est ce moment où
un ministre président peut exposer ses choix politiques, sa vision, ses grandes orientations idéologiques.

Matthias Diependaele n’aura certainement pas donné l’impression que les mesures d’économies imposées sont des gestes de bonnes gouvernances. Rares sont les politiques capables de faire passer ce message, et lui n’en fait pas partie. De même, il n’a pas le charisme de ceux qui possèdent un véritable leadership.
De ces négociations laborieuses, de ces mesures douloureuses et de leur présentation peu enthousiasmante, peu de Flamands retiendront l’impression que ce gouvernement est sur la bonne voie.

De Standaard retient tout de même une chose : les critiques fusent de toute part.

Ce n’est pas le signe que les décisions sont bonnes. Mais au moins qu’elles sont réparties de manière équitable.

La conclusion revient au commentateur du Tijd, : "Ce budget semble plus équilibré que le gouvernement lui-même". Vision assez favorable de cet accord mais fort négative pour l’équipe chargée de le mettre en œuvre.

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