“Un flic, une balle”: qui sont les occupants du bâtiment P1 de l’ULB?
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Source: Le Soir, BX1, La Libre
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La tension monte autour de l’occupation du bâtiment P1, sur le campus du Solbosch de l’Université libre de Bruxelles (ULB). Selon Le Soir, la rectrice Annemie Schaus a fixé un ultimatum aux occupants: ils devaient faire connaître leur décision de quitter les lieux d’ici mercredi soir et libérer le bâtiment au plus tard jeudi soir. En contrepartie, l’université leur proposerait un autre espace pour poursuivre leurs activités.
Occupé depuis le 22 octobre, le bâtiment a fait l’objet d’un Conseil académique organisé en urgence mardi à Flagey. Les membres étaient divisés entre la poursuite du dialogue et une intervention policière.
Depuis la semaine dernière, des médiateurs tentent de trouver une issue. Ils ont notamment constaté que les bureaux du personnel n’avaient été ni forcés ni vandalisés. Les occupants ont également entrepris de repeindre certains murs recouverts d’inscriptions.
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Quelles sont leurs revendications?
Sur les réseaux sociaux, le collectif “Occupation autonome” présente le lieu comme un espace autogéré et ouvert à tous. Les occupants y organisent des ateliers, des conférences sur le marxisme et des formations consacrées à l’anti-répression. Ils y dorment également et lancent des appels aux dons alimentaires. Selon Le Soir, rien ne permet d’affirmer que les personnes à l’intérieur sont des étudiants de l’ULB.
Quelles sont leurs revendications? Ils dénoncent notamment l’augmentation du minerval, les partenariats de l’ULB avec des institutions israéliennes, la précarité et la répression policière. Selon La Libre, les occupants réclameraient également l’ouverture d’une salle de prière sur chaque campus universitaire.
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Des slogans hostiles
Le bâtiment, rebaptisé “Aïcha Aboubaïa” (du nom d’une médecin de Gaza bénéficiaire d’une bourse d’études de l’ULB mais toujours bloquée dans le territoire palestinien, ndlr), a été dégradé. L’état déplorable des lieux avait été dévoilé par des images prises par l’élu MR Miguel Urdiain. Des tags particulièrement virulents étaient visibles sur les murs, avec des slogans hostiles à la police, à Israël et à l’État. Exemples: “Un flic, une balle”, “A bas l’Etat policier, “Mort à Israël”, “Mort au roi”. Un ouvrage faisant l’apologie du Hamas y avait été trouvé.
Une formation sur l’antirépression donnée par l’association Secours Rouge, un groupuscule d’extrême-gauche, y a même été proposée.
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