"C'est de l'escroquerie" : L'École IT de Bruxelles aujourd'hui en faillite attirait des dizaines d’étudiants africains

Au moment de la faillite, 60 étudiants étaient inscrits sur le campus bruxellois, situé rue du Trône, en plein quartier européen. Ils venaient du Cameroun, du Sénégal, du Bénin, du Congo, de l'Algérie, de la Tunisie, du Maroc... 100% des inscrits dans cette école étaient africains. Tous avaient dû obtenir un visa pour venir étudier en Belgique. Scoth l'avait remarqué dès son arrivée. "Il n'y avait aucun Belge. On était tous Africains. Intentionnellement, ils cherchaient des étudiants fragiles", affirme-t-il.
Ce constat est confirmé par un membre de la direction, qui a accepté de s'exprimer anonymement. Il a reconnu que les étudiants belges ne s'inscrivaient pas à l'école IT : le minerval de 7500 euros était jugé trop élevé. L'école s'était donc tournée vers un recrutement quasi exclusif en Afrique, où elle menait des campagnes de démarchage très actives en Afrique subsaharienne et au Maghreb.
Ce directeur impute les problèmes financiers de l'école IT aux étudiants eux-mêmes. Il explique qu'ils avaient 200.000 à 300.000 euros d'impayés et affirme que plus d'un million d'euros ont été injectés par les actionnaires sans parvenir à sauver l'école.
Face à nos questions sur le modèle économique de l'école, il assume : "Je viens du monde de l'entreprise, l'argent n'est pas sale pour moi."
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