Ottawa donne 5 jours à Stelco pour présenter un plan de sauvetage

La ministre fédérale de l'Industrie, Mélanie Joly, somme la compagnie américaine Cleveland-Cliffs de respecter ses engagements en matière d'emploi à l'aciérie Stelco à Hamilton, en Ontario, menaçant de poursuite son PDG, qui a soutenu les tarifs douaniers de Donald Trump.
À la fin de septembre, Stelco a annoncé son intention de mettre à pied 500 travailleurs à Hamilton, citant l'impact des droits de douane américains.
Le PDG de Cleveland-Cliffs, Lourenço Gonçalves, a ajouté qu'il n'aurait pas fait l'acquisition de Stelco en 2024, s'il avait su que le Canada et les États-Unis deviendraient ce qu'ils sont aujourd'hui : des ennemis sur le plan commercial
. Ce dernier a pourtant soutenu les tarifs américains sur l'acier.
Dans une lettre envoyée lundi à Stelco, la ministre Joly rejette l'argument de la guerre commerciale.
Les engagements pris en vertu de la Loi [sur Investissement Canada] sont contraignants et ne cessent pas de s'appliquer du simple fait d'un changement de stratégie commerciale ou de conditions de marché.
Elle rappelle que Cleveland-Cliffs avait promis en 2024 de maintenir les niveaux d'emplois syndiqués à Stelco.
La ministre ajoute que Stelco n'a pas cherché à se prévaloir des programmes d'aide du gouvernement.
Menace de poursuite
Mme Joly donne cinq jours ouvrables (en date du 5 octobre) à Cleveland-Cliffs pour lui présenter son plan de sauvetage des emplois à l'aciérie de Hamilton.
Lorsqu'un investisseur ne respecte pas un engagement, la loi prévoit des mesures correctives en cas de manquement, notamment la possibilité de saisir la Cour supérieure afin d'obtenir des ordonnances pouvant aller jusqu'à exiger le respect de l'engagement, la cession des actifs concernés ou des sanctions pécuniaires
, écrit-elle.
J'espère sincèrement que de telles mesures ne seront pas nécessaires
, ajoute la ministre.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.