"Les enfants semblent être une variable d'ajustement" dénonce dans un rapport la coordination des ONG pour les droits de l’enfant

L’étude évoque de grandes dissonances entre les discours politiques et les mesures prises. "La pauvreté infantile est présentée comme une priorité par tous les gouvernements en Belgique, mais dans les actes, les enfants semblent être une variable d’ajustement", détaille Marie D’Haese. Le délégué général aux droits de l’enfant (DGDE), Solayman Laqdim, abonde dans ce sens. "La Belgique s’est engagée à réduire la pauvreté infantile d’ici 2030, notamment en agissant sur la gratuité des cantines scolaires. Dans les faits, certains choix vont à l’encontre de cet engagement international."
Pourtant, selon le rapport de la CODE, la Belgique a les moyens de faire respecter les droits de l’enfant. "La pauvreté impacte l’ensemble des droits de l’enfant : la santé, le logement, l’éducation ou encore les loisirs. Agir sur la pauvreté, c’est un levier pour garantir ces droits", avance la coordinatrice. "Ce sont des choix politiques", confirme Solayman Laqdim. Selon lui, la Commission européenne a évalué le coût de l’inaction à 3,4 % du PIB des pays de l’Union européenne. "Ne pas mettre en place des politiques sociales ambitieuses a aussi un coût économique. Dans la petite enfance, l’aide à la jeunesse ou l’enseignement, un euro investi peut rapporter entre 7 et 15 euros sur le long terme", poursuit-il.
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