Grève dans l'enseignement : la note de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui passe mal

Et la note a beau répéter à plusieurs reprises que ce droit de grève n'est pas remis en question, pour l'enseignant que nous avons rencontré, comme pour ses collègues, le message passe plutôt mal. "Certains ont même pleuré à la réception de cette lettre parce qu'ils se sont sentis piégés dans un étau. On a ressenti ça plutôt comme une volonté de casser le mouvement de grève".
Le document rappelle par exemple qu'on ne peut pas empêcher quelqu'un d'aller travailler ou à un élève d'aller à l'école. "Il disait que c'était interdit de bloquer l'école, sous-entendu que toute personne qui est à l'entrée de l'école et qui empêche ses collègues de rentrer, c'est interdit. Ce n'est pas vrai du tout. On a le droit d'être à l'entrée de l'école, d'engager le dialogue et donc c'est parfaitement légal. D'ailleurs, ça fait partie du droit de grève" indique l'enseignant.
Ce document, il est signé de la main d'André Grenier, l'administrateur général de Wallonie-Bruxelles Enseignement. "C'est un rappel des règles" explique l'administrateur général. "Alors effectivement, les élèves sont tenus d'être présents au cours. Les piquets ne peuvent pas être bloquants. Et un enseignant, bien entendu, peut sensibiliser l'élève, mais il ne peut pas l'inciter à ne pas fréquenter son établissement."
Selon lui, les volontés éventuelles de faire pression relèvent tout simplement du procès d'intention. "C'est un rappel des droits de chacun et c'est dit avec énormément de bienveillance pour que tout se passe au mieux."
Même s'il n'y avait pas de mauvaise intention, cette note de service aura fait quelques remous.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.