Guerre en Ukraine: Zelensky se dit «prêt» à un «moratoire» sur les sites énergétiques, le Kremlin reste muet

À la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, le président français Emmanuel Macron a plaidé mardi 22 septembre pour un « double moratoire » sur les frappes contre les sites énergétiques en Russie et en Ukraine. Volodymyr Zelensky a ensuite fait savoir à Donald Trump qu’il était « prêt » à cesser les frappes sur les installations énergétiques russes, à condition que Moscou fasse de même. Mais selon des experts, il y a peu de chances que le Kremlin suive.
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Lors d’une conférence de presse en marge de l’Assemblée générale, le président ukrainien a précisé avoir discuté avec son homologue américain d’un « moratoire énergétique ». Sans entrer davantage dans les détails, il s’est dit disposé à suspendre les attaques si la Russie cessait de frapper les infrastructures ukrainiennes de chauffage, d’électricité et les réserves d’eau.
L’urgence se fait surtout sentir du côté ukrainien, explique Samir Puri, expert en géopolitique. Les températures pourraient chuter brutalement dans les prochains mois, jusqu’à atteindre -20°C, voire -30°C. « Et si la Russie parvient à frapper des infrastructures énergétiques ukrainiennes, entraînant des coupures d'électricité, certaines villes ukrainiennes risquent de devenir inhabitables », avertit-il.
Après quatre ans d’attaques russes, le réseau énergétique ukrainien est déjà très fragilisé. En 2026, Kiev a toutefois réussi à frapper des raffineries russes situées jusqu’à plusieurs milliers de kilomètres de la ligne de front, provoquant d’importantes pénuries de pétrole dans tout le pays.
Moscou aurait peu d’intérêt à une trêve
Pour Samir Puri, ces attaques gênent Moscou sans nécessairement faire basculer l’issue de la guerre. À l’inverse, les frappes contre le réseau énergétique ukrainien constituent un puissant moyen de pression pour la Russie. « Je dirais que la Russie a moins d’intérêt à accepter cette trêve », analyse l’expert, qui juge faibles les chances de voir un tel accord se concrétiser. « Je pense que la Russie se contente d’affaiblir progressivement l’économie ukrainienne et de poursuivre cette guerre d’usure », ajoute-t-il.
En attendant cette éventuelle trêve, Volodymyr Zelensky continue de réclamer davantage de missiles intercepteurs américains, les seuls capables d’abattre les puissants engins balistiques russes.
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