WhatsApp est devenu notre deuxième boîte mail : vous aussi, vous n’en pouvez plus ?


Un message du groupe des parents. Une question d’un collègue. Une photo envoyée sur le groupe de famille. Un ami qui propose une sortie. Et, entre deux, des vocaux qu’on n’a pas encore eu le temps d’écouter. WhatsApp, autrefois réservée aux petits messages du quotidien, s’est progressivement transformée en une seconde boîte de réception. On y reçoit des informations importantes, des invitations, des documents, des demandes… et parfois simplement des dizaines de messages auxquels on ne sait plus très bien quand répondre.
Pour beaucoup, ouvrir WhatsApp ressemble désormais de plus en plus à l’ouverture de sa boîte mail. Sauf qu’ici, les messages semblent souvent demander une réponse immédiate. Alors, pourquoi cette application est-elle devenue si difficile à gérer au quotidien ?
Une appli qui a changé
Aujourd’hui, une grande partie de notre vie sociale et pro peut désormais passer par cette application. Et contrairement à une boîte mail, où les messages sont généralement organisés par expéditeur et par objet, WhatsApp mélange facilement les conversations. Une information importante peut se retrouver entre une photo de vacances et un « on se retrouve à quelle heure ? ». Le problème n’est donc pas uniquement la quantité de messages que l’on reçoit, mais aussi la diversité de ce qu’ils contiennent.
Pourquoi a-t-on l’impression qu’il faut répondre tout de suite ?
C’est l’une des grandes différences avec l’e-mail. WhatsApp est associé à une communication instantanée. Lorsqu’un message apparaît sur l’écran, il est facile d’avoir le sentiment qu’il attend quelque chose de nous.
Les notifications renforcent cette impression. Tout comme les « lu » ou la possibilité de voir qu’un interlocuteur est en ligne. Même sans demande explicite, une forme d’attente peut s’installer : si j’ai vu le message, pourquoi est-ce que je ne réponds pas ?
Une nouvelle forme de charge mentale
C’est là que WhatsApp peut devenir vraiment fatigant. La conversation ne s’arrête jamais. On peut ouvrir l’application le matin, la refermer quelques minutes plus tard et retrouver plusieurs nouveaux messages. Certains sont importants, d’autres non, mais tous se retrouvent dans le même flux.
Et puis, il y a les groupes, qui illustrent particulièrement bien le phénomène. Ils sont pratiques pour centraliser une information, mais peuvent aussi rapidement devenir très oppressants. Une question peut entraîner une dizaine de réponses. Et difficile, parfois, de simplement quitter le groupe. Même lorsque les conversations deviennent envahissantes, on peut avoir besoin d’y rester pour ne pas manquer une information. C’est notamment le cas avec le groupe de parents.
Peut-on reprendre le contrôle ?
La solution n’est évidemment pas de supprimer WhatsApp. Désactiver certaines notifications, mettre les groupes très actifs en sourdine ou décider de consulter les messages à certains moments peut déjà changer la relation que l’on entretient avec l’application.
Surtout, il faut peut-être accepter qu’un message WhatsApp n’appelle pas systématiquement une réponse dans la minute. Comme pour un e-mail, répondre plus tard ne signifie pas forcément ignorer quelqu’un.
Reste alors à retrouver une limite entre « j’ai reçu un message » et « je dois y répondre maintenant ». Une nuance simple, mais qui pourrait bien changer notre façon d’utiliser WhatsApp au quotidien.
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