Crise dans le gouvernement Arizona : le kern se quitte sans accord, Bart De Wever attendu chez le Roi à 9H30

À la sortie des négociations cette nuit, David Clarinval a pointé du doigt les socialistes flamands de Vooruit, leur reprochant de s’en tenir à leur ligne qui privilégie davantage d’impôts pour des efforts moindres du côté des dépenses – alors que le MR prône, lui, l’inverse. "J’ai pointé le fait qu’il y avait trop de taxes", a déclaré David Clarinval à propos des plus de trois milliards d’euros d’impôts qui auraient été en discussion.
Les socialistes flamands de Vooruit, rejoint par Les Engagés côté francophone, ont plaidé pour taxer davantage les épaules les plus larges afin d'atteindre l'objectif des 10 milliards d'euros d'économie d'ici 2029. Ces taxes auraient été composées d'un doublement de la taxe sur les plus-values, d’une hausse de l’exit-taxe (taxe de sortie quand une société part à l’étranger) ou encore d’une taxe sur les opérations boursières (TOB), qui viendrait s'ajouter à une limitation de certains avantages fiscaux des sociétés management. Un plan qualifié de "liste des horreurs" au MR, mais aussi à la N-VA.
Si je dois dire tout ce qui coince, cela va prendre un temps fou
Maxime Prévot, vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères (Les Engagés)
Du côté de Maxime Prévot (Les Engagés), l’humeur était désabusée après cette nouvelle nuit de négociations infructueuse. "Si je dois dire tout ce qui coince, cela va prendre un temps fou", a-t-il glissé aux journalistes présents à la sortie.
L’autre vice-Premier ministre centriste, et par ailleurs ministre du Budget, Vincent Van Peteghem semblait énervé en quittant les lieux.
Les autres des négociateurs sont partis, Jan Jambon (N-VA), Frank Vandenbroucke (Vooruit) et donc, Bart De Wever, sont sortis sans autre commentaire.
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