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Thursday, October 22, 2026

Santé mentale à l'ULiège : comment aider quelqu'un qui ne va pas bien ?

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Être en bonne santé mentale, c'est avant tout avoir la capacité à fonctionner correctement face aux aléas de la vie. Lorsque l'on n'y arrive plus, c’est peut-être que notre santé psychologique est en difficulté.

"De manière générale, je dirais que le climat ambiant, l'instabilité liée à la société, à la politique et tout ce qui concerne le développement des changements climatiques favorise une angoisse parce que c'est une incertitude pour les étudiants par rapport à leur futur. On voit en effet que le mal-être est fort lié à toute cette instabilité sociétale qui est présente actuellement", constate la psychologue Anne-Cécile Pirenne, gestionnaire des projets de santé et bien être des étudiants à l'Université de Liège.

Adrien est étudiant en biomédical. Il l'admet, les études supérieures peuvent fortement impacter le bien-être :  "On se retrouve beaucoup plus seul quand on arrive à l'université et quand on est seul, on se retrouve souvent mal".

Un mal-être très répandu chez les étudiants

Contrairement aux blessures physiques, les blessures mentales et certaines difficultés psychiques ne sont pas toujours visibles. Pourtant, elles sont très présentes chez les étudiants liégeois, comme le confirme Anne-Cécile Pirenne : "Le mal-être est très répandu dans la population en général. Les étudiants ne sont donc pas épargnés. Le mal-être, c'est le stress, c'est les passages à vide, des angoisses, mais qui ne sont pas diagnostiqués comme étant des troubles".

Il est important de distinguer ce mal-être psychologique des troubles psychiques tels que l'anxiété, la dépression, les troubles du comportement alimentaire ou ceux liés à l'alcool qui sont également fort répandus dans le milieu estudiantin.

Pour venir en aide à ces personnes en détresse psychologique, une technique existe, AERER : Approcher, Écouter, Réconforter, Encourager et Renseigner la personne. Mais elle a ses limites.

Aider, c’est d’abord accompagner vers les services d’aide

Pour Anne-Cécile Pirenne, il est cependant très important de se rappeler que l’on n’est pas des super-héros et que l'on peut mettre tout ce que l'on veut en place, si la personne ne souhaite pas être aidée, il faut l'accepter et revenir peut-être plus tard. Le but quand on parle d’aider, c’est plutôt de l’accompagner vers les services d'aide.

Cela ne veut pas dire qu'on ne doit pas essayer, comme vient de l'apprendre Adrien après cet atelier : "On nous a expliqué que pour attirer la personne que l'on veut aider, il fallait mettre les pieds dans le plat. De prime abord, je n'aurais pas procédé comme cela, j'aurais essayé justement d'être un peu plus respectueux, de venir doucement, etc. Mais, on nous a vraiment dit, mettez les pieds dans le plat, allez-y. C'est comme ça que la personne allait en parler plus vite".

Mettre les pieds dans le plat

Ce qui l'a le plus surpris, c'est de découvrir qu'il est en réalité encouragé de parler du suicide. "Je m'étais dit qu'il ne fallait jamais parler des tentatives de suicide à quelqu'un qui pense peut-être vouloir en faire une pour justement ne pas lui transmettre l'idée du suicide. Alors que, finalement, on peut lui poser la question, et si c'est malheureusement le cas, cela permet de nous mettre sur la voie", conclut Adrien.

Besoin de parler ? Le 107 (Télé-Accueil) vous écoute à toute heure, de manière anonyme. Si vous pensez au suicide ou que vous êtes inquiet pour un proche, vous pouvez aussi appeler le 0800 32 123, le numéro de prévention du suicide en Belgique francophone.

Besoin de parler ? Le 107 (Télé-Accueil) et le 0800 32 123 (prévention du suicide) sont gratuits, anonymes et joignables 24h/24 et 7j/7.

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