Droits de la personne | Une rapporteuse spéciale de l’ONU sur le racisme en mission au Canada

Les Nations unies ont dépêché au Canada sa rapporteuse spéciale sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance afin de documenter à la fois les progrès réalisés et les défis à relever.
Publié à
L’experte est arrivée au pays lundi dans le cadre d’une visite officielle d’un peu moins de deux semaines qui prévoit des arrêts à Ottawa, Québec, Montréal, Vancouver, Victoria et Toronto, selon ce qu’a indiqué un représentant canadien Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH).
Au cours de sa mission en sol canadien, la rapporteuse spéciale Ashwini K.P. « évaluera les progrès accomplis ainsi que les défis à relever en matière de réalisation de l’égalité raciale et d’élimination de la discrimination raciale, y compris les formes systémiques et structurelles de racisme », est-il écrit dans le communiqué onusien.
Elle examinera aussi « les principales tendances et problématiques liées au racisme, à la discrimination raciale, à la xénophobie et à l’intolérance qui y est associée, ainsi que les cadres législatifs, les politiques et les dispositifs institutionnels mis en place dans ce domaine », y ajoute-t-on.
L’experte doit tenir une conférence de presse avant son départ du Canada, le 9 octobre, à Ottawa. Elle doit ensuite présenter un rapport sur sa visite, y compris ses conclusions et ses recommandations, au Conseil des droits de l’homme des Nations unies, en juin 2027.
Il n’est pas inhabituel que des rapporteurs spéciaux onusiens soient envoyés dans divers pays, incluant le Canada, pour documenter des enjeux liés aux droits de la personne. En 2023, par exemple, le rapporteur spécial des Nations unies sur les formes contemporaines d’esclavage est venu au Canada pour étudier la situation des travailleurs étrangers temporaires.
L’homme avait été « perturbé » par ce qu’il avait vu et entendu. « Le Programme des travailleurs étrangers temporaires constitue un terreau pour des formes d’esclavage moderne », avait-il tranché dans un bilan fondé sur des témoignages recueillis auprès de travailleurs du Québec, de l’Ontario, de la Colombie-Britannique et du Nouveau-Brunswick.
Des experts qui travaillent pour l’ONU, mais « à titre individuel »
Dans une note au bas du communiqué annonçant le déplacement de la rapporteuse d’origine indienne, le HCDH signale que « les experts des procédures spéciales travaillent sur la base du volontariat ; ils ne font pas partie du personnel des Nations unies et ne reçoivent pas de salaire pour leur travail ».
On y ajoute que « les experts exercent leurs fonctions à titre individuel et sont indépendants de tout gouvernement ou organisation, y compris du HCDH », et que « tous points de vue ou opinions présentés sont uniquement ceux de l’auteur et ne représentent pas nécessairement ceux de l’ONU ou du HCHD ».
Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme est la principale entité des Nations unies en matière de droits de l’homme, selon son site web.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.