ESPN✍️ Ultimate Fantasy Football Cheat SheetThe Jerusalem PostIsrael opens first Chamber of Commerce office in Republika Srpska, Bosniaוואלהרוסיה: אדם אחד נהרג מתקיפת כטב"ם אוקראיני במחוז בלגורודWirtualna PolskaProtesty w Niemczech przed wyborami. "Zdelegalizować AfD"Collider'X-Files' Meets 'Parks and Rec' in This Stellar 5-Part Sci-Fi SeriesNOS SportFC Utrecht - Go Ahead wordt dinsdag zonder publiek uitgespeeldVariety‘Oasis: Don’t Look Back in Anger’ Review: An Uncharacteristically Polite and Sentimental Portrait of a Raucous Band and PhenomenonStraits Times SportFans jeer as Lens suffer surprise home defeat to LorientESPN CricinfoCritchley 96 in vain as Sussex seal victoryCBS SportsUse FanDuel promo code to get $350 in bonus bets by targeting LSU-Clemson on SaturdayOnetRosja atakuje mimo częściowego zawieszenia broni. "Zginęła niemal cała rodzina"El TiempoLeidy Johana Yépez, la mujer que sobrevivió al piso aplastado en el edificio Invico de Pereira tras el feroz terremoto que sacudió el corazón del país
The Daily Newsstand · Free, Always
Saturday, September 5, 2026

Aménagement d’une place-école dans Villeray | Petit projet, petite facture, gros impact

Translate

Vendredi, 9 h 30. Dans les rues jouxtant l’école primaire Marie-Favery, l’heure de pointe du début des classes est terminée. Et pendant qu’à l’intérieur, les enfants se font à l’idée que les vacances sont terminées, à l’extérieur, les cols bleus s’affairent à leur préparer un prix de consolation.

Publié à

« C’est chouette », lance Mélissa Argueta, propriétaire de la microboulangerie-café Margo-Lina. Le commerce, qui a pignon sur la rue Villeray, à l’angle de la rue Boyer, a une vue directe sur la place-école en cours d’aménagement.

Les places-écoles sont essentiellement des prolongements des cours de récréation – ce qui est loin d’être un luxe dans le cas de l’école Marie-Favery, où l’ajout d’unités modulaires, en 2018, a grugé l’espace de jeu des élèves.

Elles visent aussi à assurer la sécurité des enfants et à créer un espace communautaire.

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

Vue aérienne des travaux d’aménagement de la place-école, la semaine dernière

Derrière le comptoir, la boulangère affirme adhérer au concept. « Ça amène vraiment les familles, les enfants. Mais c’est vraiment pour la sécurité routière que je suis en faveur. Deux fois, j’ai failli me faire frapper en sortant d’ici », raconte-t-elle.

« Les automobilistes passent sur la rouge, en sens inverse… en fait, ils ne sont tellement pas patients à cause de la lumière cycliste que c’est du n’importe quoi », expose Mélissa Argueta.

D’après ce qu’elle entend en servant ses clients, « les gens sont vraiment contents ».

Des coûts modestes

S’il y a mécontentement citoyen, il ne s’est pas non plus rendu aux oreilles de Martine Musau Muele, conseillère de l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension depuis 2021.

« Bien au contraire, précise-t-elle en entrevue au Margo-Lina. C’était un projet qui était attendu. Les parents [d’élèves] sont contents, l’école l’est également. Et les élèves, bien entendu… surtout parce qu’ils voient cela comme une extension de leur cour d’école. »

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

Martine Musau Muele, conseillère de l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension

Porté par le conseil d’établissement de l’école, le projet est dans les cartons depuis deux ans, mais l’arrondissement a seulement donné le coup d’envoi aux travaux le 24 août dernier, à quelques jours de la rentrée scolaire, pour des raisons « logistiques », explique l’élue de Projet Montréal.

Le début d’un chantier de remplacement des entrées d’eau en plomb, rue Boyer, « était une parfaite occasion de profiter de l’absence de circulation pour aménager la placette-école ».

Et ça coûte combien, une « placette » ? « Je n’ai pas de chiffres, mais c’est à coût très modeste, répond Martine Musau Muele. Tout ce que vous voyez, comme les blocs de béton, c’est du mobilier urbain qu’on avait déjà. La dynamisation, la peinture, c’est l’école. »

Le projet, en somme, est « petit, mais à haut impact, et à frais très minimes », résume la conseillère municipale.

Vérification faite, la facture s’élève à 6376,37 $, en excluant « les ressources internes mobilisées pour la réalisation du projet, [et] le coût du mobilier qui se trouvait déjà en inventaire », a-t-on ensuite précisé du côté de l’arrondissement.

Préjugé favorable, mais…

D’après Martine Musau Muele, l’impact de la place-école sur la circulation automobile sera tout aussi minime.

Nicolas Pigeon n’en est pas tout à fait convaincu. « Je ne connais pas les plans précis, mais qui dit fermeture à la circulation dit nécessairement rerouting [déviation] de la circulation sur d’autres rues », avance-t-il.

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

Nicolas Pigeon

Le père de famille, qui se promenait avec le petit Benjamin, 7 mois, dans un porte-bébé, dit n’être pas opposé au concept : « Souvent, l’idée est bonne, mais dans l’exécution, les conséquences [sur la circulation] ne sont pas toujours bien évaluées. »

Il se retourne pour faire sa propre évaluation. « Les parents qui viennent chercher leur enfant à l’école n’auront pas de place pour se stationner, ça va se stationner en double… ça va faire une espèce de cascade », prédit-il.

Mère de deux enfants qui fréquentent l’école Marie-Favery, Affef Ali confirme que cette portion de la rue est bondée de véhicules de parents qui attendent leur enfant, dès que septembre revient.

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

Affef Ali

« Ils ne sont pas toujours attentifs », signale la réfugiée syrienne derrière sa poussette. Et cette place-école qui prend forme devant elle est « très élégant[e] », dira-t-elle.

Elle pourrait redonner un nouveau souffle à un quadrilatère dominé par l’église Notre-Dame-du-Rosaire. Située juste en face de l’école Marie-Favery, elle a abrité une halte-chaleur pour des personnes en situation d’itinérance dans son sous-sol⁠1.

L’école peut s’approprier la placette dès maintenant et y apporter des aménagements complémentaires : le chantier est terminé, a confirmé lundi Anne-Laure Rique, porte-parole de l’arrondissement.

Une table à pique-nique accessible universellement sera ajoutée dans les prochaines semaines, a-t-elle ajouté.

Rien pour déplaire, on présume, à la boulangère Mélissa Argueta.

1. Lisez « Tensions autour de la réouverture d’un abri d’urgence »

View the original on La Presse

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.