Yvan Verougstraete face à l’usure du pouvoir : la politique est-elle plus dure aujourd’hui ?

La montée en puissance des réseaux sociaux a pu créer, à certains égards, une politique du paraître, sans vrai projet : "On sent un ras-le-bol chez certains de se dire qu’il y a tellement de postures qu’on ne parle plus du fond. On parle du budget, mais en fait non. 90% du temps, on parle des postures. Comment est-ce qu’on va y gagner notre communication ? Qu’est-ce qu’on va mettre en avant ? Qu’est-ce qu’on ne peut pas perdre ? Et en fait, on ne parle pas des vrais problèmes", explique Martine Dubuisson.
La politique est un travail de temps long : "Quand on est patron d’une entreprise, entre le moment où on prend une décision et elle se concrétise, ça va beaucoup plus vite qu’en politique. En politique, même des gros dossiers importants peuvent prendre des années avant de s’implémenter concrètement". Les nombreux niveaux de pouvoir et la lenteur du processus décisionnel peuvent ainsi décourager des hommes et des femmes issus de la société civile.
Pour Martine Dubuisson, la polarisation croissance de la société est aussi un facteur. Elle crée un climat de tension permanent et oblige les politiques à prendre des décisions rapidement, bridant parfois le débat démocratique : "Prendre de grosses décisions, changer les lois, ça prend du temps. Et le citoyen peut être, et nous les premiers, impatient. Ça, c’est évident".
► Écoutez ci-dessus l’intégralité de cette discussion dans le podcast de Matin Première.
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