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Tuesday, October 13, 2026

Test Honor Pad 20 Pro : une tablette endurante et bien sonorisée, pénalisée par un écran mal calibré

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Honor veut faire de sa nouvelle tablette un vrai outil de travail, une promesse qui n’a rien de timide. Après une semaine avec, certains résultats lui donnent raison, d’autres écornent sérieusement le discours de la marque. Et le plus surprenant se joue peut-être moins sur la fiche technique que dans la gamme maison, où elle se retrouve face à sa propre grande sœur.

Le marché des tablettes se rétracte, avec environ 10 % de ventes en moins en 2026 par rapport à l’an dernier. Dans ce contexte, lancer un nouveau modèle relève moins de l’élan que de la défense de parts de marché.

Honor s’y colle avec deux références, les Pad 20 et Pad 20 Pro. La Pro est le modèle phare, et il arrive avec un argumentaire qui parle aux technophiles : une tablette qui se rêve en ordinateur, avec une promesse de productivité « de niveau PC ». Elle vise les références du segment et vient se glisser dans une gamme Honor déjà occupée plus haut. Reste à voir ce qui tient quand on sort les outils de mesure et qu’on passe du temps avec.

Prix et disponibilité : trop chère au tarif de base

Honor ne propose qu’une seule configuration en France : 8 Go de RAM, 256 Go de stockage, Wi-Fi uniquement, en gris. Le prix public est de 599,90 €, soit 100 € de moins que la MagicPad 4, sa grande sœur, vendue 699,90 € en 12 Go et 256 Go, et 799,90 € en 16 Go et 512 Go. Face à l’iPad Air, affiché à 819 €, l’écart paraît confortable. Face à la MagicPad 4, il ne tient pas : 100 € d’économie pour 4 Go de RAM en moins, un écran IPS, un châssis plus épais et un design plus terne, c’est trop peu. Au tarif de base, la Pad 20 Pro est trop chère, et la MagicPad 4 reste la meilleure option chez Honor.

À moins de trouver la tablette en promotion ou de l’acheter dès le lancement. Entre le 9 octobre et le 1er novembre 2026, un coupon de 150 € la ramène à 449,90 €, soit exactement le tarif public de la Pad 20 (128 Go, Snapdragon 7 Gen 3, 120 Hz maximum). Le pack à 499,90 € va plus loin : pour 50 € de plus que la tablette nue avec coupon, on récupère le clavier, le stylet et des écouteurs. Comme souvent, la remise fait office de prix réel et l’étiquette d’ancrage. Cette mécanique colle à un marché en repli, et la crise de la mémoire est sans doute aussi à l’origine du choix de s’en tenir à 8 Go de RAM.

Pour ce test, nous n’avons eu accès ni au clavier ni au stylet. Ce qu’ils débloquent est décrit d’après les données de Honor, sans prise en main de notre part.

Design : solide, mais trop épaisse pour une « Pro »

Côté design, Honor reste dans la sobriété : châssis monocoque en métal, dos mat gris uniforme, arêtes nettes et coins à peine adoucis. Les finitions sont propres et la tablette inspire confiance en main, mais elle s’efface. Face à la MagicPad 4, bien plus avenante, la Pad 20 Pro joue la discrétion jusqu’à l’anonymat, et le coloris unique n’arrange rien.

Honor Pad 20 Pro (3)
Honor Pad 20 Pro © Guillaume du Mesgnil d’Engente

Le vrai reproche tient au gabarit. Avec 6,29 mm d’épaisseur pour 537 g, elle dépasse de près d’un tiers les 4,8 mm de la MagicPad 4. Pour une 12,1 pouces, cela reste transportable, mais on attendait plus de finesse d’une référence « Pro », d’autant que les smartphones pliables de la marque prouvent qu’elle sait amincir. Aucune certification d’étanchéité n’est annoncée non plus.

Le ratio écran/châssis n’est pas des meilleurs et les cadres, symétriques, restent bien visibles. Ils ont au moins un mérite, celui de laisser poser les pouces sans déclencher d’appui tactile involontaire.

Un mot sur la biométrie : la tablette permet bien un déverrouillage simple par reconnaissance faciale avec la caméra selfie, mais on note l’absence un peu dommage de capture d’empreintes.

Passons aux accessoires, que nous n’avons pas pu essayer. D’après Honor, l’étui-clavier Bluetooth sert aussi de protection et cale la tablette sur un unique angle de 60°. Il offre 1,6 mm de course (hors touches haut et bas) et ne comporte pas de pavé tactile. Selon nos informations, l’ensemble s’approcherait de 800 g, un chiffre que nous n’avons pas vérifié. Le stylet annonce 4 096 niveaux de pression, deux types de pointes interchangeables et des commandes physiques dédiées. Sur le papier, ces deux accessoires débloquent le travail au clavier et l’écriture manuscrite, mais nous ne pouvons rien dire de la frappe ni du tracé.

Honor Pad 20 Pro (6)
Honor Pad 20 Pro © Guillaume du Mesgnil d’Engente

La connectique se résume à un seul USB-C, limité à l’USB 2.0, sans prise jack ni tiroir SIM. Les transferts filaires plafonnent, et la recharge le casque via adaptateur et tous les accessoires USB se disputent la même prise.

Bien construite mais sans caractère, la Pad 20 Pro est trop épaisse pour mériter son suffixe. Le port unique en USB 2.0 confirme que l’effort s’est porté ailleurs.

Écran : net et fluide, mais mal calibré

La définition de 3 000 × 1 872 pixels, soit 292 ppp, rend le texte et les PDF nets, même de près. Le rafraîchissement grimpe à 165 Hz sur cinq paliers, mais ce plafond reste théorique : la quasi-totalité des jeux et des applications Android s’arrête à 120 Hz. L’animation du système y gagne en fluidité, pas les usages.

Honor Pad 20 Pro (5)
Honor Pad 20 Pro © Guillaume du Mesgnil d’Engente

Du côté de la luminosité, nos mesures au 01lab avec notre fidèle sonde et du logiciel de Portrait Displays de Calman Ultimate relèvent 470 cd/m² en pic, 476 en mode boost et 466 en HDR. Honor revendique 700 nits en forte lumière ambiante ou en HDR, avec 500 nits « typiques ». On se trouve donc un bon tiers sous le chiffre communiqué, et même la valeur typique n’est pas atteinte. En intérieur lumineux, c’est tout de même satisfaisant. En extérieur, une dalle brillante à 470 cd/m² perd la bataille contre les reflets, et la variante à dalle « Paperlike », qui aurait aidé, n’est pas commercialisée en France. À l’autre bout de l’échelle, la dalle descend à 1,9 cd/m², ce qui permet de lire au lit sans trop agresser les yeux. Le contraste de 1516:1 reste honnête pour de l’IPS, avec des noirs qui virent au gris dans une pièce sombre.

  Honor Pad 20 Pro Apple iPad Air M4 13 pouces (2026) Oppo Pad 5 Xiaomi Pad 8

Pic lumineux 470 cd/m² 613 cd/m² 593 cd/m² 647 cd/m²

Pic lumineux (boost) 476 cd/m² 614 cd/m² 837 cd/m² 835 cd/m²

Balance des blancs 8845 K 6607 K 6862 K 6528 K

DeltaE 2000 des gris 7,8 0,8 2,9 2

DeltaE 2000 des couleurs (sRGB) 4,2 0,8 3,5 1,1

DeltaE 2000 des couleurs (P3) 5,9 0,8 1,7 3,3

La colorimétrie est le vrai point faible. Le Delta E 2000 des gris atteint 7,8 et la balance des blancs s’établit à 8 845 K, soit plus de 2 300 K au-dessus des 6 500 K de référence : le blanc tire franchement vers le bleu. Les couleurs ne rattrapent rien, avec un Delta E de 4,2 en sRGB et de 5,9 en P3. Ces deux valeurs dépassent 3, donc les écarts se voient à l’œil nu, et la couverture DCI-P3 mise en avant par Honor ne se traduit pas par une justesse convaincante. Seul le gamma, à 2,18, colle à la cible de 2,2. C’est d’autant plus gênant que la marque a bâti son discours sur le confort visuel : un blanc à 8 845 K n’est pas ce qu’on attend d’une dalle censée ménager les yeux.

Les certifications TÜV Rheinland (filtrage matériel de la lumière bleue, absence de scintillement) donnent de la substance au discours. On garde en revanche une distance prudente avec la fonction de défocalisation, créditée par Honor de 13 degrés de myopie transitoire en moins en moyenne sur plus de 2 000 scénarios : c’est une donnée maison, invérifiable de notre côté.

Un réglage s’impose dès le premier démarrage. On ouvre les réglages d’affichage et on passe en mode Couleurs Normales, ce qui améliorera la fidélité des couleurs en sRGB. On laisse en revanche le rafraîchissement adaptatif faire son travail : forcer le maximum n’apporte rien et coûte de l’autonomie.

La dalle est nette et fluide, mais elle sort d’usine mal calibrée et sous les promesses de luminosité. Deux minutes dans les menus corrigent la teinte, mais pas la luminosité manquante.

Performances : de la marge, un bridage mesuré

Le Snapdragon 8s Gen 4 signe 2 077 points en monocœur et 6 202 en multicœur sous Geekbench 6, et 2 173 723 points sous AnTuTu 11. Ce n’est plus la puce la plus récente de Qualcomm : elle devance la génération des 8 s Gen 3 et s’incline face au Snapdragon 8 Elite. Au quotidien, l’écart avec le haut de gamme ne se ressent guère. Les applications s’ouvrent vite, le passage d’une tâche à l’autre ne traîne pas et l’écran partagé n’y change rien.

Honor Pad 20 Pro (8)
Honor Pad 20 Pro © Guillaume du Mesgnil d’Engente

Cependant, le throttling est bien là, bien qu’il reste discret. Sous 3DMark Wild Life Extreme, la stabilité s’établit à 67,1 %. Sur une charge lourde et prolongée, la puce perd donc environ un tiers de sa puissance. Ce test pousse la tablette dans ses retranchements, mais au quotidien, on ne le ressent vraiment pas.

  Honor Pad 20 Pro Apple iPad Air M4 13 pouces (2026) Oppo Pad 5 Xiaomi Pad 8

AnTuTu 11 Score 2173723 pts 3119232 pts 972866 pts 2180316 pts

AnTuTu 11 CPU 632083 pts 895615 pts 340562 pts 624229 pts

AnTuTu 11 GPU 794745 pts 1113413 pts 128744 pts 817288 pts

AnTuTu 11 MEM 279796 pts 394709 pts 203760 pts 271802 pts

AnTuTu 11 UX 467099 pts 715495 pts 299800 pts 466997 pts

Geekbench 6 Single-Core 2077 pts 3730 pts 1004 pts 2046 pts

Geekbench 6 Multi-Core 6202 pts 13372 pts 3051 pts 6338 pts

Geekbench 6 GPU 13357 pts 52888 pts 2468 pts 18469 pts

Amplitude 21,3 °C 6,2 °C 21,3 °C

En jeu, la chauffe est bien maîtrisée et les saccades restent rares, à condition de ne pas se montrer trop exigeant sur les graphismes. C’est en poussant les réglages sur un titre lourd que le bridage risque de se faire sentir. Sans ventilateur, la question du bruit ne se pose pas, et c’est un des atouts du châssis métal.

Là où la fiche technique coince, c’est la mémoire. 8 Go de RAM, c’est le minimum syndical pour un modèle « Pro ». Le mode PC promet 15 fenêtres simultanées, et les 12 Go de la MagicPad 4, voire ses 16 Go en haut de gamme, laissent bien plus de marge sur plusieurs années. Le prix de la mémoire explique sans doute le choix, mais ne le rend pas plus confortable. Le Wi-Fi 7 et le Bluetooth 6.0 mettent la connectivité à jour, même si le port USB 2.0 et l’absence de version cellulaire rappellent les économies faites ailleurs.

La puce a de la réserve et reste silencieuse, avec un bridage réel mais peu gênant hors jeux lourds. Les 8 Go de RAM sont le vrai bémol pour qui compte utiliser fréquemment le mode PC.

Logiciel : un mode PC freiné par le clavier

MagicOS 10 fonctionne sur Android 16, et le multitâche tablette y est facile à maîtriser : écran scindé en deux, fenêtres flottantes, de deux à trois applications ouvertes en parallèle. Le menu latéral contextuel analyse le texte ou l’image sélectionnés et propose directement un partage, une retouche ou un résumé. Il est efficace, mais il demande un temps d’apprivoisement avant de s’intégrer à une routine.

Honor Pad 20 Pro (4)
Honor Pad 20 Pro © Guillaume du Mesgnil d’Engente

Le mode PC est la grande promesse de Honor, et nous n’avons pas pu l’éprouver avec l’étui-clavier. D’après la marque, il s’ouvre automatiquement dès que le clavier est connecté, ou depuis les raccourcis rapides. Il remplace la grille d’icônes par un vrai bureau, avec un dock permanent et un gestionnaire de fichiers en arborescence, aperçus en miniature et raccourcis clavier standard. On y jongle avec jusqu’à 15 fenêtres redimensionnables, et des modèles de disposition en trois ou quatre zones. Sur le papier, on pense à un petit Windows.

Et pourtant, les applications qui tournent dans ces fenêtres restent des applications Android, sans les réglages avancés ni l’ergonomie de leurs versions macOS ou Windows. Surtout, l’étui-clavier est dépourvu de pavé tactile. Honor vend un mode PC et décrit des flux de travail clavier-souris, mais ne glisse aucun pointeur dans l’étui : sans souris Bluetooth, il faut lever le bras vers l’écran, et la précision exigée par les petites icônes du bureau perd une grande partie de son intérêt. La souris devrait donc devenir un achat obligatoire.

Honor soigne en revanche les passerelles. WPS Office est préinstallé, avec consultation et édition gratuites, et la conversion des fichiers iWork (Pages, Numbers, Keynote) vers les formats Office se fait nativement. La tablette sert d’écran secondaire sans fil pour un Mac et échange des fichiers avec macOS, iOS et Windows, à condition d’installer l’application dédiée de chaque côté, d’être sur le même réseau Wi-Fi et d’activer le Bluetooth.

L’IA ne réinvente pas la tablette, puisqu’on retrouve les outils des smartphones de la marque, avec notamment la transcription, les résumés et l’écriture générative. Le mémo vocal enregistre, transcrit, résume et permet d’interroger ses notes. Gemini gère la recherche et l’assistance. Honor précise que la disponibilité de ces fonctions varie selon la langue et la région, un point à vérifier en français avant de compter dessus.

Comme souvent chez les constructeurs chinois, la tablette arrive avec un lot d’applications préinstallées, dont une douzaine de bloatwares, à trier dès l’allumage. Sur un appareil à ce prix, cela n’a rien d’anodin. Il en va de même pour le suivi, puisque la tablette ne profitera que 5 ans de mises à jour contre 7 chez ses meilleurs concurrents.

Batterie et recharge : endurante, mais une charge moyenne

En usage mixte, la batterie de 10 100 mAh tient 11 h 14 min au 01lab. C’est plus que les 9 heures de lecture vidéo locale revendiquées par Honor, même si les protocoles ne sont pas comparables. Ce chiffre couvre une journée de travail et une soirée sans chercher de prise, et sur le terrain, avec trois ou quatre heures d’usage quotidien à 50 % de luminosité, la tablette passe deux jours entiers.

Honor Pad 20 Pro (2)
Honor Pad 20 Pro © Guillaume du Mesgnil d’Engente

Honor livre un chargeur de 45 W et annonce 66 W maximum avec un bloc vendu séparément. Le pic de 63 W relevé par le 01lab dépasse donc ce que la boîte permet : nos mesures ont été prises avec un chargeur plus rapide que celui fourni. Mais même avec cet accessoire, la puissance moyenne tombe à 26 W, moins de la moitié du pic, la courbe s’effondrant vite après le démarrage. Résultat, 16 % en 10 minutes et 2 h 02 pour une charge complète. Rapportés à l’autonomie mesurée, ces 16 % équivalent en théorie à environ 1 h 50 d’usage mixte, de quoi dépanner avant un départ. Avec le bloc de 45 W, on peut s’attendre à des chiffres au mieux équivalents, et plus probablement un peu moins bons.

  Capacité de la batterie Puissance de charge maximale filaire Autonomie mixte Temps de charge Charge en 10 min

Honor Pad 20 Pro 10100 mAh 66 W

11 h 14 mn

2 h 2 mn

16 %

Apple iPad Air M4 13 pouces (2026) 9705 mAh

9 h 57 mn

2 h 21 mn

9 %

Oppo Pad 5 10050 mAh 33 W

14 h 18 mn

2 h 19 mn

10 %

Xiaomi Pad 8 9200 mAh 45 W

11 h 32 mn

1 h 27 mn

15 %

L’autonomie est un argument solide en faveur de la tablette. La recharge est moyenne : le chargeur livré plafonne à 45 W, et les 66 W annoncés supposent un achat supplémentaire.

Audio : la bonne surprise

Les six haut-parleurs, qui séparent les aigus des médiums et des basses, sont répartis sur les tranches courtes. La spatialisation fonctionne bien et la réserve de volume est conséquente : à fond, on n’entend aucune saturation, la stéréo reste lisible et les dialogues restent détachés. Les basses n’ont pas la profondeur d’une chaîne hi-fi ni d’une bonne enceinte Bluetooth, mais la scène sonore se montre large. On peut regarder films et séries sans casque.

L’ergonomie pose néanmoins un souci : en paysage, les paumes viennent facilement obstruer les tranches courtes et couper une partie du son. Et sans prise jack, il faut un adaptateur USB-C ou le Bluetooth 6.0 pour brancher un casque, ce qui, avec un port unique, bloque la recharge à moins d’utiliser un hub. Les deux micros isolent bien la voix en visio.

Le son est l’un des meilleurs arguments de la tablette et suffit pour le divertissement. Il aurait mérité une prise jack pour l’accompagner.

Photo et vidéo : un module utilitaire

Honor traite la partie photo comme un outil, pour numériser à l’arrière et faire de la visio à l’avant, et la fiche matérielle le confirme :

  • Capteur arrière : 13 Mpx, ouverture f/2.0, autofocus
  • Caméra frontale : 8 Mpx, ouverture f/2.0, mise au point fixe, placée au milieu du bord long
Honor Pad 20 Pro (7)
Honor Pad 20 Pro © Guillaume du Mesgnil d’Engente

À l’arrière, c’est un module pour prendre un tableau en photo, numériser un reçu ou capturer une scène quand le smartphone n’est pas sous la main. Il suffit à l’usage pro ou scolaire, mais pas à la photo créative. Le logiciel recadre automatiquement les documents et gomme les ombres portées par les doigts ou le châssis.

Honor Pad 20 Pro Jour

Honor Pad 20 Pro Jour (2)

Dès que la lumière baisse, le rendu se dégrade nettement : bruit numérique visible, piqué qui s’effondre, et pas de flash pour rattraper le coup. On ne creusera pas la dynamique ni la colorimétrie d’un module qui n’a pas cette vocation. On note même une importante vitesse d’obturation très lente la nuit, ce qui rend impossible la capture de sujets rapides.

Honor Pad 20 Pro Nuit

Honor Pad 20 Pro Nuit (2)

Avec un seul capteur à l’arrière, tout zoom est forcément numérique, et Honor ne met en avant ni mode portrait ni mode macro. Il vaut mieux ne pas dépasser 2X.

Honor Pad 20 Pro Zoom 2x

Honor Pad 20 Pro Zoom 2x (2)

Le mode portrait n’est vraiment pas efficace du tout, si bien qu’on ne vous recommande même pas de l’utiliser.

Honor Pad 20 Pro Portrait
Honor Pad 20 Pro © William Zimmer / 01net.com

À l’avant, l’emplacement sur le bord long colle à l’usage en paysage sur le clavier. En visio sur Teams, Zoom ou Meet, l’image est nette et le son bien découpé. En revanche, la mise au point reste fixe et sans cadrage automatique : le visage perd en précision dès qu’on s’approche trop de la dalle. Honor ne communique rien sur la capture vidéo ni sur la stabilisation, la caméra se juge donc surtout en visioconférence.

Honor Pad 20 Pro Selfie
Honor Pad 20 Pro © William Zimmer / 01net.com

Ce module suffit à numériser un cours ou un document, ni plus ni moins. La caméra frontale à mise au point fixe fait le minimum syndical pour la visio.

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