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Saturday, October 24, 2026

La restriction calorique au menu de l'exploration spatiale

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À Toulouse, une expérience inédite simule les contraintes alimentaires auxquelles seraient confrontés les astronautes lors de missions lointaines. Des volontaires sont soumis à une restriction calorique sévère en impesanteur simulée pour étudier les adaptations de leur organisme.

Une échographie de la veine jugulaire est pratiquée sur un participant pour mesurer la pression sanguine vers la tête et le risque de thrombose. Une étape indispensable avant de le redresser.

Natacha Scheidhauer

Cet article, écrit par Natacha Scheidhauer, est extrait du mensuel Sciences et Avenir n°956, daté d'octobre 2026. 

Ce ne sont pas les premiers à prendre part aux études cliniques de l’Institut de médecine et physiologie spatiales, ou Medes pour médecine et espace. Plus d’une trentaine d’expériences ont déjà été menées ici en impesanteur simulée pour imiter les conditions d’un séjour dans l’espace. Mais les dix volontaires masculins qui occupent les chambres en cet été 2026 participent à une expérience inédite. Commanditée par le Centre national d’études spatiales (Cnes), l’étude physiologique intégrée Brahms (Bed rest and hypometabolism study) requiert d’être alité 24h/24 pendant 10 jours dans un lit incliné à -6 degrés.

"Ce modèle d’alitement prolongé, ou bedrest, tête en bas, est utilisé depuis les années 1970, indique Guillemette Gauquelin-Koch, responsable des sciences de la vie au Cnes. En relevant le pied des lits de 17 centimètres, on incline le corps des participants de façon à obtenir la même répartition du flux sanguin qu’en microgravité." Intégrer les effets de cette dernière sur le corps humain, c’est la base lorsqu’on traite de médecine spatiale. Mais l’étude Brahms y ajoute la restriction alimentaire. Objectif ? Préparer les scénarios des futures missions lointaines — notamment vers Mars — pour lesquels la nutrition est désormais identifiée comme un sujet majeur.

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